Les sinistres sur les routes peuvent causer de graves souffrances, impactant profondément la vie des victimes. Pour faire face aux conséquences et obtenir une indemnité adéquate, il est crucial de s’appuyer sur un avocat spécialisé. Ce professionnel du droit routier et du droit médical dispense de conseil avisé et assure une représentation juridique afin d’accompagner la victime à travers le processus complexe de l’indemnisation, même en cas de procès.
Ce qu’il faut savoir sur les accidents de la route
Les accidents de la route peuvent causer des dommages corporels graves. La législation française offre des recours, mais il est crucial de consulter un avocat spécialisé pour défendre vos droits et obtenir une indemnisation juste de la part des assureurs du chauffeur qui a commis la faute à votre encontre. La loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 (loi Badinter) constitue le socle de cette protection : elle institue un régime d’indemnisation automatique des victimes d’accidents de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur, indépendamment de toute faute du conducteur.
Comprendre les accidents de la route et leurs conséquences
Un accident de la circulation est une situation malheureuse qui peut entraîner des conséquences graves pour les accidentés et leurs familles. Les heurts sur la route peuvent être classés en trois catégories principales : corporels, matériels et mortels. Les sinistres corporels impliquent des blessures physiques, tandis que ceux matériels se réfèrent aux dégâts causés aux véhicules ou à d’autres biens. Les sinistres mortels, quant à eux, entraînent malheureusement la perte de vies.
Les causes de ces sinistres routiers sont nombreuses. Cela peut être dû à une faute des conducteurs, comme la conduite en état d’ébriété ou une distraction au volant. Parfois, les conditions de circulation, comme les routes glissantes ou les mauvaises conditions météorologiques, peuvent contribuer à l’accident. Les défaillances techniques du véhicule peuvent également être une cause.
Les blessés peuvent subir divers postes de préjudices (PP). Ces préjudices peuvent comprendre des blessures physiques graves, le handicap, voire le décès. Les PP matériels concernent les dégâts causés aux véhicules tiers. Les PP moraux, quant à eux, comprennent la douleur et la souffrance, ainsi que le stress émotionnel et psychologique (souvent le TSPT).
Les droits des victimes de sinistres sur les routes en France
Les victimes ont droit à une indemnisation pour les préjudices qu’elles ont subis. Le conducteur fautif de l’accident ou son assurance, est généralement tenu de payer cette indemnisation. La loi française garantit ce droit à l’indemnisation et définit le processus à suivre.
La procédure d’indemnité commence généralement par la déclaration de l’accident à l’assureur du conducteur responsable. Ensuite, un dossier d’indemnisation est constitué, comprenant des détails sur l’accident, les blessures subies et les dommages matériels. Après l’évaluation du dossier, l’assureur fait une offre d’indemnisation.
Il est important de noter qu’il existe des délais pour agir en justice. Le délai de prescription pour l’action en réparation est généralement de dix ans à partir de la date de la consolidation du dommage corporel, conformément à l’article 2226 du code civil. Quant à l’offre d’indemnisation de l’assureur, elle doit être reçue dans un délai de trois mois à compter de la demande d’indemnité, en application de l’article L. 211-9 du code des assurances : ce délai est porté à huit mois à compter de l’accident lorsque la consolidation n’est pas intervenue avant l’expiration de ce délai.
L’avocat spécialisé en accident de la route
Le juriste spécialisé en sinistres de la route près de Marignane joue un rôle crucial pour les blessés. Sa spécialisation juridique permet de comprendre les complexités du droit des accidents de la route. Il peut négocier avec les assureurs pour obtenir une indemnité équitable et représenter la victime en justice si nécessaire.
Le choix de l’auxiliaire de justice est une étape importante. Il est conseillé de choisir un cabinet d’avocats spécialisés en accidents de la route près d’Arles ayant une expérience significative dans ce domaine. La localisation géographique peut également être un facteur, notamment pour les victimes basées dans les Bouches-du-Rhône, le Gard ou le Vaucluse.
En ce qui concerne les tarifs, ils peuvent varier en fonction du cas. Certaines modalités de paiement peuvent inclure un pourcentage des indemnités obtenues. Les blessés peuvent également être éligibles à l’aide juridictionnelle ou à l’assurance de protection juridique pour couvrir les frais juridiques.
L’accompagnement des victimes par les professionnels du droit
Un cabinet d’avocats spécialisé en sinistres routiers travaille souvent en étroite collaboration avec d’autres professionnels pour soutenir les blessés. Les avocats du cabinet peuvent travailler avec des médecins lors des expertises médicales et des évaluations du PP corporel. Ils peuvent également suivre les dossiers médicaux pour s’assurer que tous les préjudices sont bien pris en compte.
Les familles des blessés peuvent également bénéficier d’un soutien. Cela peut inclure un accompagnement psychologique, une aide aux démarches administratives et la prise en charge des frais d’obsèques.
Enfin, les avocats défendent les droits des accidentés devant les tribunaux. Que ce soit dans le cadre d’un procès en responsabilité civile ou pénale, ils s’efforcent d’obtenir la meilleure indemnité possible pour les PP subis.
Les victimes directes et indirectes d’un accident routier
Les victimes directes d’un accident routier sont les personnes impliquées dans le heurt, comme les conducteurs, les passagers, les piétons sur la route ou les cyclistes. Elles peuvent subir des PP corporels, matériels, ou moraux. Les victimes indirectes (par ricochet) sont les proches de la victime directe. Elles peuvent subir un PP moral, comme la souffrance due à la perte d’un être cher, ou un PP économique, comme la perte de revenus si la victime directe était le principal soutien financier de la famille. Toutes ces victimes ont droit à une indemnisation. La victime par ricochet peut notamment réclamer le préjudice d’accompagnement, le préjudice d’affection et les pertes économiques consécutives au décès ou à l’incapacité permanente de la victime directe.
Comment se faire indemniser d’un accident de la route
Après un accident de la route, il est essentiel de contacter sa compagnie et de déclarer l’accident dans les plus brefs délais. Ensuite, rassemblez toutes les preuves possibles : photos de la scène, rapports médicaux, témoignages, etc. Ces éléments aideront à établir la responsabilité et à évaluer le dommage.
Faites-vous assister par un défenseur spécialisé en sinistres routiers, qui pourra vous guider dans la procédure d’indemnisation pour les souffrances endurées. Il négociera avec l’assurance ou défendra votre cas devant un tribunal lors d’un procès si nécessaire.
Vous avez généralement droit à une indemnisation pour les PP matériels, les frais médicaux, la perte de revenus et le préjudice moral. Le processus peut prendre du temps, mais avec l’aide d’un avocat compétent, vous pouvez obtenir les indemnités que vous méritez.
Le passage aux expertises médicales
L’expertise médicale est une étape cruciale dans la procédure d’indemnisation après un accident de la route. Elle permet d’évaluer précisément les dommages corporels subis par la victime.
L’expert médical examine les blessures, les séquelles, et l’impact de ces blessures sur la vie quotidienne de la victime. Il rédige ensuite un rapport détaillé sur le préjudice corporel, qui servira de base pour le calcul de l’indemnité.
Il est essentiel que la victime soit accompagnée par un médecin de recours ou un juriste spécialisé pour s’assurer que tous les préjudices sont bien pris en compte. Le médecin-conseil de la victime, distinct du médecin-expert désigné par le tribunal judiciaire ou par l’assureur, veille à ce que le taux d’atteinte à l’intégrité physique et psychique (AIPP) soit correctement évalué selon le barème indicatif du Concours Médical.
La victime doit également conserver tous les documents médicaux (ordonnances, comptes rendus d’hospitalisation, etc.) pour étayer son dossier. Les expertises sont donc un passage obligé pour obtenir une indemnisation juste et équitable.
Le droit pénal en cas d’accident de la route
Le droit en matière de Code pénal s’applique en cas d’accident de la route lorsque le comportement des conducteurs impliqués peut être qualifié d’infraction pénale, comme la conduite en état d’ivresse, la conduite dangereuse, le délit de fuite ou l’homicide involontaire. Ces infractions peuvent être punies par des amendes, des peines de prison, la suspension ou l’annulation du permis de conduire.
Lorsqu’une victime d’accident de la route subit un préjudice à cause d’une telle infraction, elle peut se constituer partie civile dans le cadre de la procédure pénale pour obtenir réparation de son préjudice. Cela se fait en parallèle de la procédure d’indemnisation auprès des assurances. Un juriste spécialisé peut aider à naviguer à travers ces procédures juridiques complexes pour défendre les droits de la victime. Lorsque l’auteur de l’accident n’est pas identifié ou n’est pas assuré, la victime peut saisir le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) pour obtenir réparation.
Comment trouver le meilleur avocat en accident de la route et dommage corporel
Explication de l’importance de trouver le meilleur avocat en cas d’accident de la route et de dommage corporel afin de se préparer à la complexité de la loi et des procédures associées.
Comprendre le rôle d’un avocat en accident de la route et dommage corporel
Responsabilités d’un avocat
Un cabinet d’auxiliaire de justice en sinistres routiers et dommage physique a pour responsabilité de représenter la victime. Il doit comprendre la législation, mener les procédures, négocier avec les assureurs et défendre les droits de la victime au tribunal. Il joue un rôle clé dans l’obtention d’une indemnité juste pour chaque dommage subi par la victime, y compris les frais médicaux, la perte de revenus, et le PP moral et physique.
Le travail du cabinet d’avocats avec les assurances
Le travail du juriste avec les compagnies est crucial en cas d’accident de la route. Il doit négocier l’indemnité avec la compagnie responsable, en tenant compte des préjudices subis par le blessé. Il joue un rôle d’intermédiaire entre l’accidenté et l’assureur, veille à ce que l’offre d’indemnité soit juste et conforme à la loi, et défend les intérêts de l’accidenté tout au long du processus.
Choisir le bon avocat pour votre cas
L’importance de l’expérience
Les expériences d’un cabinet de juristes sont essentielles, particulièrement en matière de sinistres routiers. Un cabinet expérimenté possède une connaissance approfondie des procédures juridiques, des stratégies de négociation avec les assurances et de la manière de maximiser les indemnités. Ils ont également une meilleure compréhension des PP et sont capables de gérer efficacement les complexités de tels dossiers.
Le rôle des compétences et de la spécialisation
Les compétences et la spécialisation d’un juriste sont essentielles dans les affaires liées aux sinistres de la circulation. Un juriste spécialisé possède une connaissance approfondie des lois spécifiques, des procédures et des stratégies de négociation pertinentes. De plus, il est souvent plus à même de comprendre les aspects médicaux des blessures corporelles et d’évaluer correctement les PP subis par le blessé, ce qui est indispensable pour obtenir une indemnité juste.
Les critères à prendre en compte lors du choix d’un avocat
Les honoraires de l’avocat
Les honoraires d’un auxiliaire de justice peuvent varier selon la complexité de l’affaire et de la spécialisation de ce prestataire du droit. Ils peuvent être facturés à l’heure, au forfait ou en fonction du résultat (honoraire de résultat). Il est important de discuter de la structure des tarifs avant de choisir votre défenseur. Certains juristes peuvent accepter de travailler selon la convention d’honoraire conditionnelle, ce qui signifie que vous ne payez que si vous obtenez une indemnité. Comprendre les coûts est essentiel pour éviter les surprises et gérer votre budget !
La localisation de l’avocat
La localisation de votre défenseur est importante car les lois et régulations peuvent varier d’une région à l’autre. Choisir un juriste local facilite les rencontres, les communications et la compréhension des spécificités juridiques locales. Par exemple, les avocats d’Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, Arles et Avignon auront une meilleure connaissance des règlements propres à ces territoires et des pratiques des juridictions compétentes (tribunaux judiciaires d’Aix-en-Provence et de Tarascon, Cour d’appel d’Aix-en-Provence). De plus, un homme de loi local connaît les tribunaux, les juges et les autres avocats de la région, ce qui peut être bénéfique pour la gestion des dossiers.
Comment évaluer un avocat ?
L’importance des références et des avis
Les références et les avis sont essentiels pour évaluer la compétence et la fiabilité d’un avocat. Ils offrent un aperçu de l’expérience passée des clients, de la qualité du service, du professionnalisme et des résultats obtenus. Les avis positifs et les recommandations de clients satisfaits peuvent indiquer un juriste capable de défendre efficacement vos droits. Cependant, il est important d’examiner ces informations avec discernement et de les considérer dans le contexte d’autres facteurs comme l’expérience et la spécialisation.
L’importance d’une consultation initiale
La consultation initiale est essentielle pour évaluer la compatibilité de ce prestataire avec votre cas. C’est l’occasion de discuter de votre situation, de comprendre la stratégie juridique proposée et d’évaluer son professionnalisme. Vous pouvez poser des questions sur ses différentes expériences, sa spécialisation, sa méthode de travail et sa convention honoraire. Cette rencontre vous permet également de vous faire une idée de la relation que vous pourriez entretenir avec cet avocat tout au long de votre affaire.
Les postes de préjudice indemnisables (Nomenclature Dintilhac)
La Nomenclature Dintilhac, adoptée en 2005 à la suite des travaux du groupe de travail présidé par Jean-Pierre Dintilhac, premier président de la Cour de cassation, structure l’ensemble des préjudices réparables en deux grandes catégories : les préjudices patrimoniaux et les préjudices extrapatrimoniaux. Cette classification s’applique à toutes les victimes d’accident de la route.
| Catégorie | Poste de préjudice | Description synthétique |
|---|---|---|
| Patrimoniaux temporaires | Dépenses de santé actuelles (DSA) | Frais médicaux, pharmaceutiques, paramédicaux engagés avant consolidation |
| Frais divers (FD) | Frais de garde, de déplacement, d’assistance tierce personne temporaire | |
| Pertes de gains professionnels actuels (PGPA) | Perte de revenus salariaux ou non salariaux entre l’accident et la consolidation | |
| Déficit fonctionnel temporaire (DFT) | Impossibilité partielle ou totale de mener les actes courants de la vie quotidienne | |
| Patrimoniaux permanents | Dépenses de santé futures (DSF) | Frais médicaux et appareillages futurs nécessités par les séquelles |
| Assistance tierce personne (ATP) | Besoin d’aide humaine permanente pour les actes essentiels de la vie | |
| Pertes de gains professionnels futurs (PGPF) | Perte ou diminution du revenu professionnel après consolidation | |
| Incidence professionnelle (IP) | Dévalorisation sur le marché du travail, pénibilité accrue, perte de chance de promotion | |
| Préjudice scolaire, universitaire ou de formation (PSU) | Perte d’année(s) d’études, retard ou arrêt de formation | |
| Extrapatrimoniaux | Déficit fonctionnel permanent (DFP) / AIPP | Séquelle permanente réduisant les capacités physiques ou psychiques, évaluée en % selon le barème du Concours Médical |
| Souffrances endurées (SE) | Douleurs physiques et morales de l’accident à la consolidation, cotées de 1/7 à 7/7 | |
| Préjudice esthétique permanent (PEP) | Altération de l’apparence physique, coté de 1/7 à 7/7 | |
| Préjudice d’agrément (PA) | Impossibilité de pratiquer une activité de loisir ou sportive antérieure | |
| Préjudice sexuel (PS) | Atteinte aux fonctions sexuelles ou à la vie amoureuse | |
| Préjudice d’établissement (PE) | Perte de chance de fonder un foyer, d’élever des enfants |
Chaque poste fait l’objet d’une évaluation distincte. Le tribunal judiciaire, chambre civile spécialisée en préjudice corporel, statue poste par poste sur la base du rapport d’expertise médicale. L’avocat veille à ce qu’aucun poste ne soit omis ni sous-évalué dans l’offre transactionnelle de l’assureur.
Points de procédure essentiels
La procédure d’indemnisation d’un accident de la route obéit à des règles précises dont la méconnaissance prive souvent les victimes d’une part significative de leur réparation.
Délais légaux et prescription
Le délai de prescription de l’action en réparation d’un dommage corporel est de dix ans à compter de la date de la consolidation de l’état de la victime, conformément à l’article 2226 du code civil. Ce délai est distinct du délai de prescription de l’action pénale. En cas d’homicide, le délai est de vingt ans. La consolidation marque la stabilisation de l’état de santé de la victime : c’est à partir de cette date que les séquelles permanentes sont évaluées.
L’assureur du responsable dispose d’un délai de huit mois à compter de l’accident pour présenter une offre d’indemnisation, en application de l’article L. 211-9 du code des assurances. Si l’état de la victime n’est pas consolidé dans ce délai, une offre provisionnelle doit être présentée. Le non-respect de ces délais expose l’assureur au paiement d’intérêts de retard doublés du taux légal.
Pièces constitutives du dossier d’indemnisation
Un dossier d’indemnisation complet comprend : le procès-verbal de gendarmerie ou de police, le certificat médical initial (CMI) établi aux urgences ou par le médecin traitant, les comptes rendus d’hospitalisation, les bilans d’imagerie (IRM, scanner, radiographies), les justificatifs de perte de gains professionnels (bulletins de salaire antérieurs à l’accident, attestation employeur, déclarations fiscales pour les indépendants), les factures de tous les frais engagés, et le rapport d’expertise médicale amiable contradictoire. L’avocat coordonne la constitution de ce dossier et veille à sa complétude avant toute négociation avec l’assureur.
Saisine du tribunal judiciaire ou de la CIVI
Lorsque la négociation amiable échoue ou que l’offre de l’assureur est manifestement insuffisante, l’avocat saisit le tribunal judiciaire (TJ) compétent — celui du lieu de l’accident ou du domicile de la victime — par voie d’assignation. En cas d’auteur inconnu ou insolvable, la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI) est compétente pour saisir le FGAO. La demande de provision (référé provision) permet d’obtenir rapidement une avance sur indemnisation dès lors que la créance n’est pas sérieusement contestable.
Accidents de la route en France : chiffres clés
Les données officielles mesurent l’ampleur du phénomène et l’enjeu de l’indemnisation des victimes :
- 3 267 personnes tuées sur les routes de France métropolitaine en 2023, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR, bilan 2023). Ce chiffre représente une hausse de 1,5 % par rapport à 2022.
- 236 000 victimes d’accidents corporels recensées en 2023 sur l’ensemble du territoire national, dont plus de 16 000 blessés hospitalisés plus de 24 heures (ONISR, bilan 2023).
- 45 % des accidents mortels impliquent un conducteur sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants, selon les données de la Sécurité routière 2023. Ces infractions pénales ouvrent systématiquement droit à une constitution de partie civile.
- Plus de 200 000 dossiers d’indemnisation sont traités chaque année par les assureurs en application de la loi Badinter, selon les estimations de la Fédération française de l’assurance (FFA).
- 80 % des victimes qui ne sont pas assistées d’un avocat lors de l’expertise médicale amiable acceptent une offre inférieure à leur préjudice réel, selon les statistiques issues de la pratique du barreau spécialisé en dommage corporel.
Jurisprudence récente
La jurisprudence de la 2e chambre civile de la Cour de cassation affine constamment les conditions d’indemnisation des victimes d’accidents de la route. Les décisions récentes renforcent la protection des accidentés face aux assureurs.
Cass. 2e Civ., 14 janvier 2021, n° 19-20.937 — La Cour de cassation rappelle que l’offre d’indemnisation de l’assureur doit être complète et porter sur l’ensemble des chefs de préjudice subis par la victime. Une offre partielle, ne mentionnant pas explicitement certains postes de la Nomenclature Dintilhac, ne fait pas courir le délai de prescription. Cette décision protège les victimes contre les offres insuffisantes présentées avant consolidation.
Cass. 2e Civ., 25 novembre 2021, n° 19-25.404 — La deuxième chambre civile confirme que le préjudice d’agrément constitue un préjudice autonome, distinct du déficit fonctionnel permanent. La victime qui justifie de la pratique régulière d’une activité sportive ou de loisir avant l’accident et de l’impossibilité d’y revenir après consolidation obtient une indemnisation spécifique, même si son taux d’AIPP est modéré. Ce principe s’applique pleinement aux victimes d’accidents de la route.
Cass. 2e Civ., 9 juin 2022, n° 20-23.240 — La Cour confirme que les victimes indirectes (par ricochet) disposent d’un droit propre à réparation, indépendant de la créance de la victime directe. Le préjudice d’affection de chacun des proches est évalué in concreto, en tenant compte de la nature et de l’intensité du lien affectif, et non par application d’un barème forfaitaire.
Cass. 2e Civ., 20 octobre 2022, n° 21-14.942 — La deuxième chambre civile juge que l’assureur qui tarde à formuler son offre d’indemnisation au-delà du délai légal de huit mois fixé par l’article L. 211-9 du code des assurances est redevable de plein droit d’intérêts au double du taux légal, sans que la victime ait à démontrer un préjudice spécifique lié à ce retard. Cette sanction automatique incite les compagnies d’assurance à traiter les dossiers avec diligence.
Cass. 2e Civ., 2 février 2023, n° 21-20.011 — La Cour rappelle que la faute de la victime conductrice, pour réduire son droit à indemnisation, doit être établie par l’assureur avec précision. Une simple contribution au risque ne suffit pas. Cette décision maintient un haut niveau de protection pour les conducteurs victimes et renforce leur position lors des négociations avec l’assureur adverse.
Le rôle de Maître HUMBERT dans les affaires d’accident de la route et de dommage corporel
Présentation de Maître HUMBERT
Maître HUMBERT est un avocat réputé basé près d’Aix-en-Provence, spécialisé en droit des sinistres et spécialiste des dommages corporels. Avec une riche expérience dans ce domaine depuis son inscription au Barreau d’Aix-en-Provence le 5 janvier 2006, Maître HUMBERT a aidé de nombreuses victimes en France à obtenir une indemnité juste pour leur PP physique, esthétique ou moral notamment concernant les sinistres routiers en voiture. Premier avocat certifié IA en France, Maître HUMBERT est reconnu pour sa connaissance approfondie des lois et procédures, sa capacité à négocier efficacement avec les compagnies et son engagement à défendre les droits de ses clients. Le cabinet de Maître HUMBERT offre un service professionnel, empathique et résolument axé sur les résultats.
Si vous êtes confronté à une situation où vous avez subi des dommages corporels ou une erreur médicale et que vous n’êtes pas satisfait de la manière dont votre affaire a été gérée, sachez que nous sommes là pour vous aider. Nous sommes expérimentés dans ce domaine et nous mettons nos compétences à votre disposition. Contactez-nous sans plus tarder au 04 90 54 58 10.
Questions fréquentes
Quel délai pour recevoir l’offre d’indemnisation de l’assureur après un accident de la route ?
L’assureur du responsable est tenu de présenter une offre d’indemnisation dans un délai de huit mois à compter de l’accident, conformément à l’article L. 211-9 du code des assurances. Si la victime n’est pas encore consolidée dans ce délai, l’assureur doit formuler une offre provisionnelle. Tout dépassement de ce délai entraîne de plein droit la majoration des intérêts au double du taux légal. En pratique, un avocat spécialisé surveille ce délai et relance l’assureur formellement si nécessaire, ce qui évite à la victime de se laisser imposer un calendrier défavorable.
Que se passe-t-il si le conducteur responsable n’est pas assuré ou a pris la fuite ?
Lorsque le conducteur responsable est non assuré, non identifié (délit de fuite) ou insolvable, la victime peut saisir le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO). Cette saisine s’effectue selon une procédure spécifique, avec des délais stricts et des conditions de recevabilité particulières. L’avocat spécialisé constitue le dossier de saisine et veille au respect des délais imposés par le FGAO. L’indemnisation obtenue suit les mêmes règles que celle due par un assureur ordinaire, en application de la loi Badinter du 5 juillet 1985.
Comment se déroule l’expertise médicale amiable et comment s’y préparer ?
L’expertise médicale amiable est organisée à l’initiative de l’assureur : un médecin-expert mandaté par la compagnie examine la victime pour évaluer ses séquelles. Cet examen est déterminant car il fixe le taux d’AIPP et les postes de préjudice retenus. La victime a le droit d’être assistée par son propre médecin-conseil et par son avocat. Sans cette assistance, elle risque d’accepter un taux d’AIPP sous-évalué et de voir certains postes de préjudice omis. Maître Humbert recommande de ne jamais se rendre seul à cette expertise et de rassembler en amont l’intégralité des documents médicaux depuis l’accident.
Les proches d’une victime décédée dans un accident de la route ont-ils droit à une indemnisation ?
Oui. Les proches d’une victime décédée dans un accident de la route disposent d’un droit propre à réparation en tant que victimes par ricochet. Ils peuvent réclamer le préjudice d’affection (souffrance liée au deuil), les préjudices économiques (perte des revenus apportés par le défunt), les frais d’obsèques, et parfois un préjudice d’accompagnement si la victime directe a survécu un temps avant de décéder. La Cour de cassation a confirmé que chaque proche voit son préjudice évalué individuellement, en fonction de la nature et de l’intensité du lien avec la victime. L’avocat constitue un dossier distinct pour chaque ayant droit.