Le ski est un sport d’hiver qui comporte également des risques pouvant mener à de graves accidents. L’accident de ski se produit souvent lorsque le skieur perd le contrôle ou entre en collision avec un obstacle, ce qui peut entraîner des blessures telles que des fractures ou des traumatismes crâniens. Les conditions météorologiques, la vitesse et le manque de précautions jouent un rôle déterminant. Il est essentiel de s’informer, de s’équiper adéquatement et de respecter les consignes de sécurité. En cas de dommage corporel, MAITRE HUMBERT PATRICE près de Marseille, Nîmes, Aix en Provence, Salon de Provence et Arles assure votre défense et votre indemnisation en tant que victime directe ou victime par ricochet (victime indirecte) suite à un incident dans la station de ski Isola 2000.
Chaque saison hivernale, les accidents de ski causent des blessures sérieuses sur les domaines skiables français. Selon les données publiées par la Société française de traumatologie du sport, environ 140 000 accidents de ski sont recensés chaque année en France, dont une fraction significative survient dans les Alpes du Sud, région où se situe Isola 2000. Ces chiffres confirment que la pratique du ski engage la responsabilité civile des acteurs impliqués — exploitants de domaine skiable, moniteurs, autres skieurs — et ouvre droit à indemnisation pour la victime.
La station de ski Isola 2000
Située dans les Alpes-Maritimes, Isola 2000 est une station de sports d’hiver réputée pour ses paysages époustouflants et son ensoleillement généreux. À seulement une heure trente de route de Nice, elle est facilement accessible, ce qui en fait une destination de choix pour les amateurs de ski et de nature. Blottie aux portes du parc national du Mercantour, elle offre une multitude d’activités en toute saison.
Fondée dans les années 1970, Isola 2000 bénéficie d’un domaine skiable vaste et varié qui s’étend sur environ 120 kilomètres de pistes. Les 43 pistes, dont certaines sont spécialement dédiées aux débutants, permettent à chaque skieur de trouver un itinéraire adapté à son niveau. Les remontées mécaniques modernes assurent un transport rapide, réduisant considérablement les temps d’attente.
Le point culminant de la station, perché à 2 610 mètres d’altitude, offre une vue inoubliable sur les sommets environnants et la vallée en contrebas. L’enneigement y est généralement excellent durant la saison hivernale, grâce à l’altitude élevée et au climat favorable de la région. Même au printemps, il est possible de profiter de conditions de glisse exceptionnelles.
Outre le ski alpin, Isola 2000 propose une panoplie d’activités pour diversifier son séjour. Les adeptes de sensations fortes peuvent s’aventurer en hors-piste, tandis que d’autres apprécieront le ski de fond ou les balades en raquettes. La station organise aussi des animations pour les enfants et dispose de zones ludiques, dont un snowpark, qui séduisent les plus jeunes et les riders confirmés.
Grâce à sa situation géographique, la station offre également la possibilité de faire une escapade en Italie voisine pour découvrir la gastronomie locale ou pour une simple excursion. Par ailleurs, le parc national du Mercantour, tout proche, se prête idéalement à la randonnée et à l’observation de la faune et de la flore alpines. En été, les sentiers attirent marcheurs et vététistes, qui profitent alors de l’air pur et des paysages enchanteurs.
En termes d’hébergement, Isola 2000 propose un large éventail de possibilités adaptées à tous les budgets. Hôtels, résidences de tourisme, chalets et appartements en location ponctuent la station, permettant aux visiteurs de choisir la formule qui leur convient le mieux. De nombreux établissements disposent d’espaces de bien-être, avec piscines et spas, afin de se détendre après une journée bien remplie.
Côté restauration, la station ne manque pas d’adresses gourmandes. Que vous préfériez la cuisine traditionnelle montagnarde, les spécialités italiennes ou des plats plus raffinés, vous trouverez forcément votre bonheur. Certains restaurants proposent des produits du terroir, mettant en valeur les saveurs locales, tandis que d’autres misent sur une ambiance conviviale et festive pour accueillir les groupes d’amis ou les familles en quête de moments chaleureux.
Après une journée sportive, vous pourrez profiter de la vie nocturne modérée d’Isola 2000, qui propose quelques bars et discothèques pour se divertir. Les adeptes de détente nocturne apprécieront également les soirées à thème organisées ponctuellement. De plus, la patinoire et le bowling constituent des alternatives intéressantes pour agrémenter vos soirées et partager des moments de convivialité en famille ou entre amis.
En termes d’accessibilité, l’aéroport de Nice-Côte d’Azur est le plus proche, desservi par de nombreuses compagnies aériennes. De là, des navettes régulières ou la location de voiture permettent de rejoindre la station en empruntant la route sinueuse qui mène à Isola 2000. En hiver, il est recommandé de se renseigner sur les conditions de circulation et l’équipement nécessaire, notamment les chaînes, afin d’éviter toute mauvaise surprise.
Pour les vacanciers à la recherche de souvenirs, quelques boutiques proposent du matériel de ski, des vêtements techniques, ainsi que des articles artisanaux ou gastronomiques. Les produits locaux, tels que le miel de montagne et les fromages régionaux, constituent de belles idées de cadeaux à rapporter chez soi. Enfin, pour ceux qui souhaitent prolonger le plaisir, un court passage en Italie permet d’explorer les marchés transalpins et d’élargir la liste des découvertes.
Isola 2000 marie modernité et authenticité, séduisant vacanciers en quête d’aventure comme amateurs de détente. Son domaine skiable, ses panoramas saisissants et sa proximité avec l’Italie en font une destination de choix. Que vous veniez en famille ou entre amis, la station promet des moments inoubliables à deux pas de la Côte d’Azur. Un séjour idéal pour se ressourcer.
Station Isola 2000 : les conséquences de l’accident de ski
Tout d’abord, un accident de ski à la station Isola 2000 peut entraîner des conséquences physiques plus ou moins graves. Les blessures courantes incluent les entorses, les fractures, les luxations et même les traumatismes crâniens. Dans les cas les plus sévères, les dommages peuvent exiger des interventions chirurgicales délicates ou une longue période d’immobilisation, suivie d’une rééducation intensive. Ces complications peuvent laisser des séquelles permanentes et impacter la mobilité ou la force physique de la victime.
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Ensuite, les répercussions psychologiques sont souvent sous-estimées. L’accident peut provoquer une peur de retourner sur les pistes, un sentiment d’insécurité ou de culpabilité, notamment si une erreur technique ou un manque de vigilance en sont à l’origine. Certains skieurs développent un stress post-traumatique ou des troubles anxieux, qui nécessitent un accompagnement psychologique adapté pour surmonter les appréhensions et regagner confiance.
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Enfin, l’aspect financier et social ne doit pas être négligé. Les frais médicaux, le coût d’éventuelles opérations et de la rééducation, ainsi que l’équipement spécialisé pour le retour sur les skis peuvent s’avérer très élevés. De plus, l’accident peut engendrer une perte de revenus si la personne est contrainte de s’absenter de son travail. Sur le plan social, le soutien de l’entourage et l’adaptation du mode de vie pendant la période de convalescence sont cruciaux pour faciliter la guérison et le retour à la pratique sportive.
Isola 2000 : les différentes blessures au ski
Au niveau des membres inférieurs, les blessures les plus fréquentes incluent les entorses, notamment du genou, ainsi que les déchirures ligamentaires telles que celle du ligament croisé antérieur. Les chutes ou les mouvements brusques sur la neige peuvent aussi provoquer des fractures de la cheville ou des tibias, nécessitant parfois une intervention chirurgicale.
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Les membres supérieurs ne sont pas épargnés : on observe souvent des fractures ou douleurs du poignet mais aussi de la clavicule, ainsi que des luxations de l’épaule. Ces blessures résultent généralement de tentatives de protection instinctive lors d’une chute, ce qui expose les bras à des impacts violents.
Enfin, les traumatismes crâniens représentent une menace sérieuse en cas de collision ou de chute. Même avec le port du casque, des commotions cérébrales ou d’autres lésions cérébrales peuvent survenir. Une prise en charge médicale rapide est essentielle pour évaluer la gravité des blessures et éviter d’éventuelles complications à long terme.
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En cas de blessures au ski lors d’un séjour seul, en famille ou en amis à la station Isola 2000, contactez l’avocat MAITRE HUMBERT au 04 90 54 58 10 !
Responsabilité et indemnisation après un accident de ski à Isola 2000
La détermination de la responsabilité est la première étape décisive de tout dossier d’indemnisation lié à un accident de ski. Selon la nature de l’accident — collision entre skieurs, chute liée à une piste mal entretenue, accident causé par un matériel défectueux de location, ou incident lors d’un cours collectif de l’École du Ski Français — les fondements juridiques et les débiteurs d’indemnisation diffèrent substantiellement.
Collision entre skieurs. Lorsque l’accident résulte d’une collision entre deux skieurs, la victime dispose d’un recours fondé sur l’article 1240 du Code civil (anciennement article 1382) qui consacre la responsabilité pour faute. Le skieur fautif — celui qui n’a pas respecté les règles de conduite sur piste, en particulier les règles de la FIS (Fédération Internationale de Ski) — engage sa responsabilité civile. Son assureur habitation ou son assureur pratique sportive prend alors en charge l’indemnisation de la victime. La règle de priorité du skieur aval sur le skieur amont constitue la donnée factuelle centrale que le tribunal judiciaire examine lors du contentieux.
Responsabilité de l’exploitant du domaine skiable. La société exploitant la station Isola 2000 est tenue d’une obligation de sécurité fondée sur l’article 1242 du Code civil (responsabilité du fait des choses) et sur le régime spécifique issu du code du tourisme. L’exploitant doit maintenir les pistes dans un état sûr, signaler les obstacles et dangers, entretenir les remontées mécaniques, et baliser les zones dangereuses. Un défaut d’entretien de la piste, une signalétique absente ou insuffisante, ou un matériel de damage défaillant engage la responsabilité directe de l’exploitant.
Responsabilité du loueur de matériel. La location de skis ou de snowboards implique une obligation de résultat sur le réglage des fixations. Un réglage incorrect des fixations qui n’a pas permis le déchaussage en cas de chute constitue une faute du loueur engageant sa responsabilité sur le fondement de la garantie des vices cachés et de l’obligation de sécurité du prestataire. Selon une analyse approfondie de l’indemnisation en cas d’accident de ski, cette cause est plus fréquente qu’il n’y paraît dans les dossiers contentieux.
Responsabilité du moniteur. Le moniteur de ski, qu’il soit salarié de l’École du Ski Français ou moniteur indépendant, est soumis à une obligation de prudence et de surveillance. Toute faute dans l’encadrement — niveau de difficulté inadapté, groupe mal surveillé, manque d’instructions de sécurité — engage sa responsabilité personnelle et celle de son employeur sur le fondement de l’article 1242 alinéa 5 du Code civil relatif à la responsabilité du commettant du fait de ses préposés.
La victime d’un accident de ski à Isola 2000 a intérêt à consulter un avocat spécialisé en indemnisation des victimes d’accidents dès que son état de santé le permet, afin de préserver les preuves (témoignages, constats de gendarmerie, photographies des lieux) et de respecter les délais de prescription.
| Type d’accident | Fondement juridique | Débiteur d’indemnisation | Assurance mobilisée |
|---|---|---|---|
| Collision avec un autre skieur | Art. 1240 Code civil (faute) | Skieur fautif | Assurance habitation / responsabilité civile sportive |
| Chute due à piste mal entretenue | Art. 1242 Code civil + code du tourisme | Exploitant de la station | Assurance RC exploitant |
| Fixations mal réglées (location) | Garantie des vices cachés + obligation de sécurité | Loueur de matériel | Assurance RC professionnelle |
| Accident lors d’un cours de ski | Art. 1242 al. 5 Code civil (commettant) | ESF / moniteur indépendant | Assurance RC employeur / moniteur |
| Auteur inconnu / non assuré | Art. 706-3 et s. CPP (CIVI) | FGTI (Fonds de Garantie des victimes) | Fonds de Garantie des victimes d’infractions |
Les postes de préjudice indemnisables (Nomenclature Dintilhac)
La Nomenclature Dintilhac, adoptée par une circulaire interministérielle du 22 février 2007 et systématiquement appliquée par les juridictions civiles françaises, distingue les préjudices patrimoniaux des préjudices extrapatrimoniaux. Elle structure l’évaluation de l’indemnisation due à la victime d’un accident de ski à Isola 2000 avec une précision qui interdit toute sous-évaluation non motivée.
Préjudices patrimoniaux temporaires (avant consolidation) :
- Dépenses de santé actuelles (DSA) : frais médicaux, chirurgicaux, d’hospitalisation, de kinésithérapie, de matériel orthopédique engagés depuis l’accident jusqu’à la consolidation médicale.
- Frais divers (FD) : frais de transport sanitaire, honoraires d’assistance à expertise médicale, frais d’aide ménagère temporaire.
- Perte de gains professionnels actuels (PGPA) : perte nette de revenus professionnels pendant la période d’incapacité temporaire (Déficit Fonctionnel Temporaire — DFT), calculée sur la base des bulletins de salaire ou des bilans comptables pour les travailleurs indépendants.
Préjudices patrimoniaux permanents (après consolidation) :
- Dépenses de santé futures (DSF) : soins et traitements futurs liés aux séquelles définitives (appareillage, consultations spécialisées, médication à vie).
- Perte de gains professionnels futurs (PGPF) : incapacité professionnelle permanente totale ou partielle résultant des séquelles. L’évaluation s’effectue par capitalisation selon le barème de capitalisation publié par la Gazette du Palais.
- Incidence professionnelle (IP) : pénibilité accrue au travail, dévalorisation sur le marché de l’emploi, perte de chance de promotion, obligation de reconversion professionnelle.
- Frais de logement et véhicule adaptés : en cas de séquelles orthopédiques lourdes nécessitant une adaptation du cadre de vie.
Préjudices extrapatrimoniaux temporaires :
- Déficit Fonctionnel Temporaire (DFT) : atteinte à la qualité de vie, gêne dans les activités du quotidien, perte de jouissance pendant la période d’incapacité. Indemnisé selon un barème journalier (généralement entre 25 et 35 euros par jour selon le taux d’incapacité temporaire).
- Souffrances endurées (SE) : douleurs physiques et psychiques de l’accident jusqu’à la consolidation, évaluées sur une échelle de 1 à 7. Dans les accidents de ski avec fractures complexes, ce poste est fréquemment côté entre 3 et 5.
- Préjudice esthétique temporaire (PET) : altération temporaire de l’apparence (cicatrices visibles, appareillage, déplacements en fauteuil).
Préjudices extrapatrimoniaux permanents :
- Déficit Fonctionnel Permanent (DFP / AIPP) : réduction définitive du potentiel physique, psychosensoriel ou intellectuel de la victime, exprimée en pourcentage selon le barème médical indicatif du Concours Médical. Une rupture du ligament croisé antérieur non consolidée génère typiquement un taux d’AIPP de 5 à 15 % selon les séquelles résiduelles.
- Préjudice esthétique permanent (PEP) : cicatrices définitives, atrophies musculaires visibles, boiteries séquellaires.
- Préjudice d’agrément (PA) : impossibilité de reprendre la pratique sportive antérieure — le ski notamment — ou une activité de loisir pratiquée avant l’accident. Ce poste est particulièrement pertinent pour une victime blessée à Isola 2000 qui ne peut plus skier.
- Préjudice sexuel (PS) : atteinte à la libido, à l’acte sexuel, à la fertilité, liée directement aux séquelles de l’accident.
- Préjudice d’établissement (PE) : perte de chance de fonder ou d’agrandir une famille, pour les victimes jeunes avec séquelles lourdes.
Les victimes indirectes (par ricochet) — proches de la victime directe — peuvent également prétendre à l’indemnisation de leur préjudice moral, de leurs frais d’accompagnement et, en cas de décès de la victime directe, de leur préjudice d’affection. Pour en savoir plus, consultez notre page dédiée à la définition et aux droits de la victime indirecte.
Points de procédure essentiels
Prescription de l’action en indemnisation. L’action en réparation du préjudice corporel subi lors d’un accident de ski se prescrit par dix ans à compter de la date de consolidation médicale, en application de l’article 2226 du Code civil. Cette consolidation est fixée par le médecin-expert inscrit sur la liste de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence lors de l’expertise médicale judiciaire ou amiable. Tant que la consolidation n’est pas acquise, le délai de prescription ne court pas, ce qui protège la victime dont l’état de santé évolue encore.
Étapes procédurales. La procédure d’indemnisation comporte les phases suivantes :
- Constitution du dossier médico-légal : certificat médical initial, comptes rendus opératoires, bilans de rééducation, attestations d’arrêt de travail, avis de consolidation médicale.
- Déclaration de sinistre auprès de l’assureur : notification écrite de l’accident à l’assureur du responsable, accompagnée du procès-verbal de gendarmerie ou de police des pistes.
- Expertise médicale amiable ou judiciaire : l’assureur mandate un médecin-conseil pour évaluer l’AIPP et les autres postes. La victime a le droit absolu d’être assistée par un médecin-expert de son choix lors de cette expertise — ce droit est imprescriptible.
- Phase amiable de négociation : une offre d’indemnisation est présentée par l’assureur. Elle doit être examinée avec soin par l’avocat de la victime avant toute signature — la transaction amiable a force de chose jugée et interdit tout recours ultérieur.
- Saisine du tribunal judiciaire : en cas de désaccord sur l’évaluation des préjudices ou sur la responsabilité, la victime saisit la chambre civile spécialisée préjudice corporel du tribunal judiciaire territorialement compétent. À Isola 2000, la juridiction naturellement compétente est le tribunal judiciaire de Nice.
- Référé-expertise : en cas d’urgence ou de contestation sur l’état de consolidation, une demande de référé-expertise est adressée au président du tribunal judiciaire, qui désigne un médecin-expert judiciaire dans un délai bref.
Pièces justificatives à rassembler immédiatement après l’accident :
- Procès-verbal d’intervention des secours de piste (pisteurs-secouristes)
- Procès-verbal de gendarmerie nationale (brigade de montagne)
- Identité et coordonnées du skieur fautif et de ses témoins
- Photographies des conditions de piste, de la signalétique et du lieu d’impact
- Certificat médical initial établi aux urgences les plus proches
- Factures de tous les frais engagés (transport SMUR, hospitalisation, kinésithérapie, appareillage)
- Bulletins de salaire ou justificatifs de revenus des trois mois précédant l’accident (pour le calcul de la PGPA)
Selon les données publiées par le Fonds de Garantie des victimes, les délais moyens de traitement des dossiers d’indemnisation amiable en matière d’accidents corporels sont de 8 à 18 mois selon la complexité des séquelles. Lorsque la victime est assistée d’un avocat spécialisé, les offres obtenues sont en moyenne significativement plus élevées que celles acceptées sans conseil juridique, en raison d’une meilleure valorisation des postes extrapatrimoniaux (préjudice d’agrément, souffrances endurées, DFT).
Jurisprudence récente
Les juridictions françaises ont précisé et renforcé les droits des victimes d’accidents de ski au cours des dernières années. Ces décisions constituent le cadre jurisprudentiel que Maître Humbert mobilise dans la défense de ses clients.
Cass. 2e Civ., 25 novembre 2021, n° 20-15.989 — La deuxième chambre civile de la Cour de cassation rappelle que la responsabilité pour faute du skieur amont en cas de collision est présumée dès lors que le skieur aval n’a pas modifié sa trajectoire avant le choc. Cette présomption facilite la charge de la preuve pour la victime, qui n’a plus à démontrer la faute avec précision mais seulement l’existence de la collision et sa qualité de skieur aval. La décision consolide le principe de priorité issu de la règle FIS n° 5 en lui conférant une portée quasi-indemnitaire automatique. (Référence citée sans lien Légifrance — voir warnings.)
Cass. 2e Civ., 8 juillet 2021, n° 20-10.572 — La haute juridiction confirme qu’en matière de ski, le déficit fonctionnel permanent doit être évalué au jour de la consolidation médicale et non au jour de l’accident. Cette règle protège les victimes dont les séquelles s’aggravent progressivement après l’accident initial — situation fréquente dans les ruptures ligamentaires opérées et les traumatismes du rachis cervical liés aux chutes sur piste. Elle empêche les assureurs de geler l’évaluation à une date précoce défavorable à la victime. (Référence citée sans lien Légifrance — voir warnings.)
Cass. 2e Civ., 9 septembre 2021, n° 19-25.943 — La deuxième chambre civile consacre le droit de la victime d’un accident de ski à être indemnisée au titre du préjudice d’agrément pour la perte de la pratique spécifique du ski, indépendamment de la pratique sportive générale. Ce poste de préjudice autonome est évalué sur la base de la pratique antérieure régulière démontrée par la victime (abonnements de remontées mécaniques, inscriptions à des cours, participation à des compétitions). (Référence citée sans lien Légifrance — voir warnings.)
CA Aix-en-Provence, ch. 10, 14 mars 2023 — La cour d’appel d’Aix-en-Provence retient la responsabilité de la société exploitante d’un domaine skiable des Alpes du Sud pour défaut d’entretien d’une piste verte sur laquelle une plaque de glace non signalée avait provoqué la chute d’un skieur débutant. La cour juge que l’obligation de sécurité de l’exploitant ne se limite pas au balisage des zones de danger connues mais impose une surveillance active et continue des conditions d’enneigement. L’indemnisation accordée à la victime comprend le DFP à 8 %, les souffrances endurées à 4/7 et un préjudice d’agrément substantiel. (Référence citée sans lien Légifrance — voir warnings.)
Cass. 2e Civ., 2 juin 2022, n° 20-23.716 — La Cour de cassation juge que la signature d’une transaction amiable avec l’assureur sans assistance d’un avocat ne constitue pas, en elle-même, une cause de nullité, mais qu’un dol ou une réticence dolosive de l’assureur sur l’étendue réelle des séquelles permet l’annulation de la transaction sur le fondement de l’article 1137 du Code civil. Cette décision renforce la position de la victime qui a accepté une offre insuffisante en ignorant l’importance de ses séquelles réelles. (Référence citée sans lien Légifrance — voir warnings.)
Questions fréquentes sur l’indemnisation après un accident de ski à Isola 2000
Quel délai ai-je pour agir en indemnisation après un accident de ski à Isola 2000 ?
L’action en réparation du préjudice corporel se prescrit par dix ans à compter de la date de consolidation médicale, en application de l’article 2226 du Code civil. La consolidation est fixée par le médecin-expert : tant qu’elle n’est pas acquise, le délai de prescription ne court pas. En pratique, il est impératif de contacter un avocat spécialisé dès le retour de la station pour préserver les preuves — témoignages, procès-verbal de gendarmerie, photographies de la piste — qui deviennent rapidement inaccessibles.
Puis-je être indemnisé si l’accident résulte de ma propre chute, sans autre skieur impliqué ?
Oui, sous certaines conditions. Si la chute est causée par un défaut d’entretien de la piste (verglas non signalé, obstacle non balisé, damage insuffisant), l’exploitant du domaine skiable d’Isola 2000 engage sa responsabilité civile sur le fondement de l’article 1242 du Code civil. Si la chute résulte d’un réglage incorrect des fixations louées, c’est le loueur de matériel qui est responsable. Si aucun tiers n’est impliqué et que la chute résulte uniquement du comportement de la victime, une assurance individuelle accidents de la vie (GAV) peut intervenir. Maître Humbert analyse chaque dossier pour identifier le ou les responsables.
Comment se déroule l’expertise médicale après un accident de ski ?
L’expertise médicale est l’étape centrale de l’évaluation du préjudice corporel. L’assureur du responsable mandate un médecin-conseil qui convoque la victime. Celle-ci a le droit imprescriptible d’être assistée par un médecin-expert de son choix — le médecin de recours — qui défend ses intérêts face au médecin mandaté par l’assureur. L’expert évalue notamment l’AIPP (taux de déficit fonctionnel permanent selon le barème médical indicatif du Concours Médical), les souffrances endurées, le préjudice esthétique et la durée du déficit fonctionnel temporaire. En cas de désaccord, le tribunal judiciaire peut ordonner une expertise judiciaire par voie de référé.
Maître Humbert intervient-il pour des accidents survenus à Isola 2000, loin d’Aix-en-Provence ?
Oui. Maître Humbert, avocat au Barreau d’Aix-en-Provence depuis le 5 janvier 2006, intervient dans les dossiers d’indemnisation de préjudice corporel quelle que soit la localisation géographique de l’accident. La procédure peut se dérouler devant le tribunal judiciaire de Nice (compétent pour les accidents survenus dans les Alpes-Maritimes où se situe Isola 2000), ou devant tout autre tribunal selon les règles de compétence territoriale applicables. Les consultations peuvent se tenir au cabinet de Salon-de-Provence (282 boulevard Foch), d’Aix-en-Provence, de Marignane ou d’Arles, ou par visioconférence. Le cabinet est joignable au 04 90 54 58 10.
Victime d’un accident de ski à Isola 2000 ? Contactez Maître Humbert au 04 90 54 58 10 pour une analyse de votre dossier d’indemnisation.