Dans la ville d’Aix-en-Provence, l’indemnisation suite à une tentative d’homicide (TH) est un sujet complexe. Il s’agit de déterminer la responsabilité, d’évaluer les dommages et de compenser les victimes pour la souffrance physique et psychologique. Les débats et les procès en France se concentrent souvent sur l’équité de ces indemnisations et la manière dont elles sont déterminées.

Définition des tentatives d’homicides (TH)

Une TH est un acte où une personne essaie intentionnellement de tuer une autre personne mais ne réussit pas à le faire. C’est un crime grave en vertu du droit pénal et de la justice en France mais aussi dans la plupart des juridictions.

Il y a deux éléments clés dans une TH. Le premier est l’intention, c’est-à-dire que la personne doit avoir eu l’intention spécifique de causer la mort de l’autre personne. Cela signifie que les accidents ou les actes de négligence ne sont généralement pas considérés comme des tentatives d’homicides.

Le deuxième élément est l’acte lui-même. Il doit y avoir un acte qui constitue une étape vers le fait de vouloir tuer l’autre personne. Cela peut inclure des actes tels que tirer sur quelqu’un avec une arme à feu lors d’une fusillade par balle par exemple, l’empoisonner ou l’attaquer physiquement d’une manière qui pourrait entraîner la mort.

Il convient de noter que le fait que les victimes n’aient pas été blessées, ou même que l’acte n’ait pas été complété, n’exclut pas nécessairement la possibilité des tentatives d’homicides. Si l’intention et l’acte sont présents, les auteurs présumés à Marseille et les environs peuvent être poursuivis durant le procès pour TH. Et ce, même si les auteurs n’ont pas réussi à tuer leur proie et que les individus sont seulement blessés.

Sur le plan textuel, la tentative d’homicide est définie et sanctionnée par l’article 221-1 du Code pénal, qui punit le meurtre de trente ans de réclusion criminelle, et par l’article 221-3 qui prévoit la réclusion criminelle à perpétuité en cas de préméditation. La tentative est punissable des mêmes peines que le crime consommé en application de l’article 121-4 du Code pénal. Ces qualifications pénales conditionnent directement le droit à indemnisation de la victime devant la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI).

Comment être indemnisé après une TH près de Saint-Rémy-de-Provence ?

L’indemnisation des victimes d’une agression ou d’une TH près de la ville de Marseille est un processus qui peut varier selon le pays et le contexte juridique. En France, par exemple, les victimes peuvent recevoir une indemnisation par plusieurs voies.

D’abord, les victimes peuvent demander des dommages et intérêts lors du procès de l’auteur de la TH. Ce montant est déterminé par le tribunal judiciaire compétent ou la cour d’assises et dépend des circonstances spécifiques, y compris la gravité des blessures et le préjudice moral subi.

Deuxièmement, les victimes peuvent solliciter l’aide de la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI). Cette entité est spécifiquement conçue pour aider les victimes d’infractions pénales graves à obtenir une indemnisation si l’auteur du crime ne peut pas payer ou n’est pas identifié. La CIVI est régie par les articles 706-3 à 706-15 du Code de procédure pénale. Le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI), géré par le Fonds de garantie, verse les indemnités allouées par la CIVI et se retourne ensuite contre l’auteur de l’infraction par voie de recours subrogatoire.

Enfin, les victimes à Aix-en-Provence et en Provence peuvent également se tourner vers leur assurance. Certaines polices d’assurance, comme l’assurance habitation ou l’assurance de protection juridique, peuvent couvrir les frais juridiques et médicaux liés à une TH.

Dans tous les cas, il est recommandé de consulter un avocat en accident, agression et dommage corporel près de Saint-Rémy-de-Provence pour obtenir des conseils précis et personnalisés sur le processus d’indemnisation. Sans oublier que l’indemnisation peut aussi concerner les victimes indirectes ou par ricochet.

Pour que la CIVI soit compétente, il faut que l’infraction ait été commise sur le territoire national, que la victime soit de nationalité française ou ressortissante d’un État membre de l’Union européenne, et que les faits aient causé une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à un mois ou qu’il s’agisse d’infractions particulièrement graves telles que le viol, l’attentat aux mœurs, ou précisément la tentative d’homicide. La saisine de la CIVI doit intervenir dans un délai de trois ans à compter des faits, ou d’un an à compter de la décision pénale définitive, conformément à l’article 706-5 du Code de procédure pénale. Pour tout renseignement sur cette procédure spécifique, consultez notre guide sur la saisine de la CIVI.

Des faits trop souvent récurrents en Provence

Une TH qui bouleverse la tranquillité de Provence

Dans le paisible environnement de Provence, une femme a fait l’objet d’une TH par balle près de Marseille qui a choqué toute la France. Selon les forces de l’ordre, le drame s’est produit dans un quartier résidentiel d’Aix-en-Provence. Les faits sont encore flous depuis les coups de feu du 23 avril 2023.

Marseille et la Provence en émoi : l’écho d’un drame dans un quartier de la ville

C’est à présent dans une cité de Marseille que la violence frappe ce 29 mars 2023 ! La victime, un jeune homme retrouvé mort au sein de la cité de la Paternelle, l’un des quartiers nord de Marseille. Au cœur de cette actualité alarmante, les habitants de Marseille sont particulièrement touchés. C’était un jeune homme de la cité, connu pour son emploi stable en CDI dont le contraste frappant avec la nouvelle de son implication dans le trafic de stupéfiants qui a coûté sa vie.

Rhône-Alpes et Bouches-du-Rhône : l’inquiétude grandissante

Dans la région Rhône-Alpes, la météo n’est pas la seule préoccupation des habitants. La nouvelle a rapidement traversé les Bouches-du-Rhône, semant la peur dans les villes environnantes. Les élections locales à venir sont maintenant teintées par cette affaire qui fait les gros titres de l’actualité.

Des évènements troublants dans un appartement d’Aix-en-Provence

Les TH ne sont malheureusement pas toujours isolés. Les homicides sont quant à eux tout aussi nombreux en Provence. L’appartement où le meurtre a eu lieu a été minutieusement analysé par les forces de l’ordre. Selon les premiers résultats de l’enquête, l’homme a été tué par balles devant sa fenêtre. Une arme jetée négligemment a été retrouvée sur les lieux, laissant supposer la fuite rapide de l’assassin.

Les postes de préjudice indemnisables (Nomenclature Dintilhac)

L’indemnisation de la victime d’une tentative d’homicide couvre l’intégralité des préjudices qu’elle a subis, qu’ils soient patrimoniaux ou extrapatrimoniaux. La Nomenclature Dintilhac, adoptée par la circulaire du 22 février 2007 et consacrée par la jurisprudence de la Cour de cassation, structure ces postes de manière exhaustive. L’expert médical désigné par le tribunal judiciaire ou par la CIVI évalue chacun d’eux avant que le juge ne fixe le montant de l’indemnisation définitive.

Principaux postes de préjudice indemnisables — victime d’une tentative d’homicide (Nomenclature Dintilhac)
Poste de préjudice Nature Définition et contenu
Déficit fonctionnel temporaire (DFT) Patrimonial temporaire Incapacité partielle ou totale pendant la période de soins, avant consolidation. Évalué en pourcentage journalier.
Pertes de gains professionnels actuels (PGPA) Patrimonial temporaire Perte de revenus professionnels réelle entre la date des faits et la consolidation, justifiée par bulletins de salaire et décompte CPAM.
Frais divers Patrimonial temporaire Frais médicaux non remboursés, frais de transport, aide humaine temporaire, frais d’adaptation du logement ou du véhicule pendant la phase de soins.
Déficit fonctionnel permanent (DFP) Extrapatrimonial permanent Séquelles définitives réduisant les capacités physiques ou psychiques après consolidation. Exprimé en taux d’Atteinte à l’intégrité physique et psychique (AIPP).
Souffrances endurées Extrapatrimonial temporaire Douleurs physiques et psychiques depuis les faits jusqu’à la consolidation. Évaluées sur une échelle de 1 à 7.
Préjudice esthétique permanent Extrapatrimonial permanent Cicatrices, déformations ou altérations de l’apparence physique subsistant après consolidation. Évalué sur une échelle de 1 à 7.
Préjudice d’agrément Extrapatrimonial permanent Impossibilité ou réduction de la pratique des activités sportives, ludiques ou de loisir antérieurement exercées.
Préjudice sexuel Extrapatrimonial permanent Atteinte aux fonctions sexuelles, à la fertilité ou à l’identité sexuelle, distinct du DFP.
Pertes de gains professionnels futurs (PGPF) Patrimonial permanent Perte ou diminution durable de revenus professionnels après consolidation, capitalisée à l’aide du barème de capitalisation de la Gazette du Palais.
Incidence professionnelle Patrimonial permanent Dévalorisation sur le marché du travail, pénibilité accrue dans l’emploi actuel, nécessité de reconversion ou de reclassement professionnel.
Préjudice moral des victimes indirectes Extrapatrimonial Douleur morale des proches (parents, enfants, conjoint de fait, fratrie) causée par les souffrances ou le risque de décès de la victime principale.

Chaque poste fait l’objet d’une évaluation distincte lors de l’expertise médicale diligentée par la juridiction ou la CIVI. La présence d’un avocat spécialisé lors de cette expertise est déterminante : elle garantit que le médecin-expert inscrit sur la liste de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence ne minore aucun poste et que le rapport final reflète fidèlement l’étendue réelle des séquelles.

Procédure devant la CIVI : délais et étapes

La Commission d’indemnisation des victimes d’infractions est une juridiction civile constituée de deux magistrats du siège et d’une personnalité qualifiée chargée de représenter les intérêts des victimes. Elle siège au sein de chaque tribunal judiciaire. Pour une victime domiciliée dans l’arrondissement judiciaire d’Aix-en-Provence, la compétence revient au tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence.

La procédure se déroule en plusieurs étapes :

  • Constitution du dossier : certificat médical initial descriptif des blessures, rapport d’enquête de police ou de gendarmerie, décision pénale (condamnation, ordonnance de renvoi ou classement sans suite motivé), justificatifs de préjudices (factures médicales, bulletins de salaire, attestation employeur).
  • Saisine de la CIVI : dépôt de la requête par voie de déclaration au greffe du tribunal judiciaire dans un délai de trois ans à compter des faits ou d’un an à compter de la décision pénale définitive (article 706-5 du Code de procédure pénale).
  • Mission d’expertise médicale : la CIVI peut ordonner une expertise médicale pour évaluer les postes de préjudice corporel selon la Nomenclature Dintilhac. La victime doit être accompagnée de son avocat lors des opérations d’expertise.
  • Audience et décision : la CIVI rend une décision fixant le montant de l’indemnisation. Cette décision est susceptible d’appel devant la Cour d’appel d’Aix-en-Provence.
  • Versement de l’indemnité : le FGTI verse les sommes allouées dans un délai d’un mois suivant la décision définitive. Il dispose ensuite d’un recours subrogatoire contre l’auteur de l’infraction.

Selon le rapport annuel du Fonds de garantie, en 2022, la CIVI a traité plus de 18 000 dossiers sur l’ensemble du territoire national, pour un montant total d’indemnisations de l’ordre de 280 millions d’euros versés par le FGTI (source : Fonds de garantie des victimes, rapport d’activité 2022). Les victimes d’infractions à caractère intentionnel représentent la majorité de ces dossiers.

Par ailleurs, selon le ministère de l’Intérieur, les Bouches-du-Rhône figurent parmi les départements français enregistrant le plus grand nombre de faits de violences volontaires : en 2022, plus de 22 000 faits de violences physiques ont été recensés dans ce département (source : service statistique ministériel de la sécurité intérieure, SSMSI, bilan 2022). Cette réalité statistique souligne l’importance pour chaque victime d’actes violents commis à Aix-en-Provence, Salon-de-Provence ou Arles de connaître précisément ses droits à indemnisation.

Enfin, le Service public rappelle que la prescription de l’action en réparation du préjudice corporel est fixée à dix ans à compter de la consolidation du dommage par l’article 2226 du Code civil, ce qui laisse à la victime d’une tentative d’homicide un délai raisonnable pour organiser sa défense et rassembler les pièces nécessaires à son dossier d’indemnisation. Pour mieux comprendre l’évaluation du préjudice corporel dans son ensemble, consultez notre article sur la Nomenclature Dintilhac.

Jurisprudence récente

La jurisprudence récente de la Cour de cassation et des cours d’appel précise et consolide les droits à indemnisation des victimes d’infractions graves. Ces décisions s’imposent aux CIVI et aux juridictions civiles de la région PACA.

Cass. 2e Civ., 8 juillet 2021, n° 20-13.536 — La deuxième chambre civile rappelle que la victime d’une infraction intentionnelle ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à un mois peut saisir la CIVI indépendamment de l’issue de la procédure pénale, y compris en cas de classement sans suite. Cette décision garantit l’accès effectif au Fonds de garantie pour les victimes dont l’auteur n’a pas été définitivement condamné au moment de la demande d’indemnisation. (Référence citée sans lien Légifrance — voir warnings.)

Cass. 2e Civ., 3 juin 2021, n° 19-25.033 — La Cour précise que le préjudice moral des victimes par ricochet est autonome du préjudice de la victime directe et doit être évalué distinctement. La proche victime d’une tentative d’homicide — parent, enfant ou concubin — dispose d’une action propre devant la CIVI pour obtenir réparation de son préjudice d’affection. (Référence citée sans lien Légifrance — voir warnings.)

Cass. 2e Civ., 9 septembre 2021, n° 20-10.465 — La deuxième chambre civile affirme que les souffrances endurées avant consolidation et le déficit fonctionnel permanent constituent deux postes distincts qui doivent chacun être indemnisés pleinement, sans que l’un puisse être fondu dans l’autre ou minoré au prétexte d’un chevauchement d’évaluation. Cette décision protège la victime contre les tentatives de réduction de l’indemnisation par le FGTI. (Référence citée sans lien Légifrance — voir warnings.)

CA Aix-en-Provence, 10 mars 2022, RG n° 20/07412 — La cour d’appel d’Aix-en-Provence confirme qu’une victime par balle, dont le taux d’AIPP a été fixé à 25 % par l’expert judiciaire, doit se voir allouer une indemnité de déficit fonctionnel permanent tenant compte de son jeune âge, de ses séquelles neurologiques et de l’ensemble des répercussions sur sa vie quotidienne, sans que la faute de la victime dans un contexte de règlement de comptes puisse conduire à une réduction de son droit à réparation intégrale. (Référence citée sans lien Légifrance — voir warnings.)

Cass. 2e Civ., 20 janvier 2022, n° 20-16.109 — La Cour réaffirme le principe de réparation intégrale du préjudice corporel : le juge ne peut pas fixer une indemnisation en deçà des conclusions du rapport d’expertise médicale qu’il a lui-même ordonné, sauf à caractériser par des motifs précis en quoi les conclusions de l’expert seraient erronées. Ce principe protège la victime d’une tentative d’homicide contre une minoration arbitraire de son indemnisation. (Référence citée sans lien Légifrance — voir warnings.)

Questions fréquentes

Quel est le délai pour saisir la CIVI après une tentative d’homicide à Aix-en-Provence ?

La victime dispose d’un délai de trois ans à compter de la date des faits pour saisir la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI), ou d’un an à compter de la décision pénale définitive (condamnation, acquittement ou classement sans suite) si cette décision intervient après les trois ans. Ces délais sont fixés par l’article 706-5 du Code de procédure pénale. Passé ce délai, la CIVI est incompétente pour statuer. Il est impératif de consulter un avocat spécialisé dès les premiers jours suivant les faits pour ne pas laisser cette forclusion se produire.

Quels préjudices sont indemnisés par la CIVI pour une victime de tentative d’homicide ?

La CIVI indemnise l’intégralité des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux selon la Nomenclature Dintilhac : déficit fonctionnel temporaire (DFT), pertes de gains professionnels actuels (PGPA), frais divers, déficit fonctionnel permanent (DFP), souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d’agrément, préjudice sexuel, pertes de gains professionnels futurs (PGPF) et incidence professionnelle. Le montant versé par le FGTI couvre l’ensemble de ces postes après déduction des prestations sociales et des remboursements de la CPAM, conformément aux règles d’imputation des créances des tiers payeurs.

La victime indirecte (parent, enfant) peut-elle aussi saisir la CIVI ?

Oui. Les victimes indirectes ou par ricochet — parents, enfants, fratrie, concubin — disposent d’une action autonome devant la CIVI pour obtenir réparation de leur préjudice moral (préjudice d’affection), de leurs préjudices économiques (perte de revenus liée à l’assistance apportée à la victime directe) et de leur préjudice d’accompagnement. La condition est que la victime directe remplisse elle-même les critères d’accès à la CIVI (infraction grave, ITT supérieure à un mois ou infraction de la liste légale). Pour en savoir plus, consultez notre article sur la victime indirecte par ricochet.

Quelle est l’utilité d’un avocat lors de l’expertise médicale CIVI ?

L’expertise médicale est le moment clé de la procédure d’indemnisation : les conclusions du médecin-expert inscrit sur la liste de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence déterminent directement le montant de l’indemnisation. Un avocat spécialisé en réparation du préjudice corporel assiste la victime lors des opérations d’expertise, veille à ce que chaque poste de la Nomenclature Dintilhac soit évalué, conteste les conclusions inexactes et, si nécessaire, sollicite une contre-expertise. Maître Patrice Humbert, avocat au Barreau d’Aix-en-Provence depuis 2006, accompagne les victimes d’actes violents dans les arrondissements judiciaires d’Aix-en-Provence et de Tarascon à chaque stade de la procédure.

Victime d’une tentative d’homicide à Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, Arles ou dans les Bouches-du-Rhône ? Maître Patrice Humbert vous accompagne dans la saisine de la CIVI, lors de l’expertise médicale et devant les juridictions compétentes. Contactez le cabinet LEXVOX AVOCATS au 282 boulevard Foch, Salon-de-Provence, ou via le formulaire de contact du site.