Vous cherchez à obtenir votre indemnisation en cas d’incidence professionnelle suite à un accident à Aix-en-Provence ? L’ID (incidence professionnelle) en tant que telle est ce qu’on définit comme des indemnités qui visent à réparer les dommages corporels d’une victime d’accidents (accident de la route ou accident occasionné par une faute médicale par exemple) face à une perte financière dans le contexte de sa carrière professionnelle. Il est préconisé de faire appel à un avocat expert en dommage corporel tout au long de votre procédure afin de percevoir la juste indemnisation par l’assureur. Lui seul peut faire pencher la balance d’une décision s’apprêtant à être rendue par le tribunal d’Aix-en-Provence ou de vous représenter devant la cour d’appel. Le très célèbre cabinet Lexvox vous dit tout sur le sujet !

En 2022, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 3 550 personnes ont perdu la vie sur les routes françaises, et plusieurs dizaines de milliers ont subi des blessures graves générant une incapacité permanente. Parmi les victimes hospitalisées, une proportion significative se trouve dans l’impossibilité partielle ou totale de poursuivre leur activité professionnelle antérieure, faisant de l’incidence professionnelle l’un des postes de préjudice les plus lourds à indemniser. Selon le rapport annuel 2022 de l’ONIAM, plus de 4 500 dossiers portant sur des accidents médicaux graves ont été ouverts devant les Commissions de conciliation et d’indemnisation (CCI), dont une part importante impliquait une incidence professionnelle significative.

Incidence professionnelle et accident à Aix-en-Provence

Accident à Aix-en-Provence : définition de l’incidence professionnelle

L’incidence professionnelle est un poste de préjudice avec indemnisation que l’on vous verse si vous avez subi un sinistre comme un handicap permanent et que, suite à cela, vous avez souffert de dommages corporels qui mettent votre carrière professionnelle à l’arrêt. Étant donné que vous ne pourrez plus reprendre le travail ou que vous serez obligé de réduire votre temps de travail, vous pouvez alors demander l‘indemnisation de l’incidence professionnelle pour vous indemniser des préjudices de votre accident.

La Nomenclature Dintilhac, adoptée par la circulaire du 22 février 2007 et consacrée par la pratique judiciaire, définit l’incidence professionnelle comme un préjudice patrimonial permanent distinct de la perte de gains professionnels futurs (PGPF). Elle recouvre trois composantes principales : la dévalorisation sur le marché du travail, la perte de chance professionnelle (promotion, avancement, retraite) et les frais de reclassement professionnel (formations, bilans de compétences). La consolidation médicale, prononcée par l’expert judiciaire ou le médecin-conseil de l’assureur, constitue le point de départ temporel de ce poste de préjudice.

En tant que la victime d’un accident, vous aurez besoin de faire appel à un avocat spécialisé en droit médical qui vous assistera pour le montage du dossier et qui vous préparera au passage avec l’expert médical. Cette expertise médicale est nécessaire, c’est elle qui va évaluer l’indemnisation liée à l’incidence professionnelle. L’ID se rapporte principalement aux frais de reclassement professionnel, à la perte de chance professionnelle mais aussi à la dévalorisation que subissent les victimes face au marché du travail…

Vous pourrez percevoir cette indemnisation si vous vous retrouvez notamment dans le cas suivant où, suite à votre accident, vous ne pouvez plus poursuivre votre actuelle activité professionnelle. De ce fait, vous allez subir un impact sur votre retraite, vous devrez peut-être suivre des stages de reconversion, changer de profession ou bien continuer à exercer un travail qui va devenir toujours plus pénible pour vous. La perte d’un emploi est éprouvant. Nous sommes à votre écoute durant cette épreuve douloureuse pour vous aider à y faire face.

Accident à Aix-en-Provence : qui est en droit de percevoir les indemnités d’incidence professionnelle ?

Si vous êtes inscrit au Pôle emploi comme demandeur d’emploi, que vous ayez le statut d’employé, d’ouvrier ou que vous soyez un entrepreneur, vous pouvez tout à fait prétendre à l’indemnisation pour l’incidence professionnelle. Si vous êtes indemnisé au titre de perte de chance professionnelle suite à un dommage corporel d’accident à Aix-en-Provence, vous pouvez aussi recevoir les indemnités pour ce poste de préjudice.

L’objectif de cette indemnisation est de dédommager les victimes d’accidents (accident de la circulation pendant un trajet professionnel ou un déplacement, accident corporel suite à une faute médicale, accident de travail, etc.) qui n’ont plus la capacité physique ou psychologique d’aller travailler et ceux qui peuvent retourner travailler mais qui vont évoluer professionnellement en fonction des dommages dont ils souffrent.

C’est un poste de préjudice délicat à évaluer, tout d’abord par sa complexité à se définir dans le temps, puis par rapport aux différents handicaps des victimes face à leur carrière future. Quand on est victime d’un accident et qu’on présente des dommages corporels, il est important de connaître les différents postes de préjudice et chaque offre d’indemnisation qui y corresponde.

Si vous n’êtes pas du tout renseigné sur le sujet, vous pouvez solliciter un avocat spécialisé en différents domaines. En contactant notre cabinet, vous faites appel à un avocat expert qui cumule des compétences en accident de la circulation (dommage corporel) et en droit médical (erreur ou faute médicale, responsabilité médicale, etc.).

Déjà, vous devez savoir que l’indemnisation de l’incidence professionnelle est indépendante de la perte de gains professionnels futurs. Cela signifie que vous avez la possibilité de percevoir les deux à la fois. Si vous désirez savoir avec précision ce à quoi vous avez droit, il vous faut solliciter une expertise médicale qui va pouvoir évaluer votre poste de préjudices et vous indemniser en conséquence. Dans me but de vous orienter vers la meilleure indemnisation, un avocat expérimenté sur la ville d’Aix-en-Provence est requis !

La prescription applicable à l’action en réparation du préjudice corporel est de dix ans à compter de la consolidation de l’état de la victime, conformément à l’article 2226 du Code civil. Ce délai décennal signifie que la victime dispose d’un temps relativement long pour agir, mais il serait erroné d’en déduire qu’il faut attendre : les preuves se fragilisent avec le temps, les témoins s’éloignent, et la consolidation elle-même peut être contestée si elle n’a pas été accompagnée par un avocat dès l’expertise initiale.

Incidence professionnelle : expertise médicale, et intervention d’un avocat à Aix-en-Provence en cas d’accident

Accident à Aix-en-Provence : importance d’un expert en droit médical et calcul de l’indemnisation pour l’incidence professionnelle

Si vous avez subi des dommages corporels à cause d’un accident à Aix en Provence, comme de nombreux accidentés, vous avez peut-être dû revoir vos capacités physiques à travailler. Il se peut que vous ayez dû ralentir la cadence, voire cesser votre activité suite au sinistre. Grâce à l’aide de votre avocat, vous pourrez obtenir l’indemnisation la plus juste à laquelle vous pouvez prétendre. C’est lui qui va vous accompagner face aux assurances et à l’expert médical. Avec les compétences et l’expérience que possède un avocat en droit médical, vous serez en mesure d’être défendu jusqu’à la réparation de vos préjudices. Faites-vous accompagné dès à présent par un professionnel du droit qui maitrise le Code de la santé !

L’expertise médicale judiciaire mobilise un médecin-expert inscrit sur la liste de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence. Sa mission, définie par les chefs de mission standards validés par la jurisprudence, comprend systématiquement un chef dédié à l’incidence professionnelle. Le médecin-expert doit se prononcer sur la compatibilité entre le taux d’AIPP (Atteinte à l’Intégrité Physique et Psychique) retenu et la capacité à exercer le métier antérieur, en référence au barème du Concours Médical. C’est sur ce point précis que l’assistance d’un avocat est déterminante : un médecin-conseil de victime, mandaté par votre avocat, peut contester les conclusions de l’expert judiciaire et solliciter un dire circonstancié avant dépôt du rapport définitif.

Accident à Aix-en-Provence : comment calculer les indemnités de l’incidence professionnelle ?

On évalue l’indemnité de l’incidence professionnelle de façon aléatoire et forfaitaire. Généralement, c’est l’assureur qui définit le montant sous la forme d’un capital. La modalité de calcul de l’incidence professionnelle se réalise au cas par cas en fonction des préjudices des victimes d’accident. C’est pour cette raison que vous devez absolument faire appel à un expert qui va vous guider vers les bonnes démarches et vous permettre de mieux comprendre les enjeux de l’évaluation de l’incidence professionnelle.

En pratique, les juridictions du ressort de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence évaluent l’incidence professionnelle selon plusieurs paramètres cumulatifs : le taux d’AIPP, l’âge de la victime au moment de la consolidation, la nature et le niveau de qualification du métier exercé, l’ancienneté et les perspectives de carrière documentées (fiches de paie, contrat de travail, évaluations professionnelles), ainsi que les éléments attestant d’une dévalorisation concrète sur le marché du travail (avis du médecin du travail, décisions de la MDPH, reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé). Les montants accordés par les tribunaux judiciaires varient de quelques milliers d’euros pour une légère dévalorisation à plusieurs centaines de milliers d’euros pour une perte totale de capacité à exercer une profession qualifiée, notamment dans le secteur médical, juridique ou du bâtiment.

Paramètres d’évaluation de l’incidence professionnelle selon la Nomenclature Dintilhac
Critère d’évaluation Élément favorable à la victime Impact sur le montant
Taux d’AIPP AIPP ≥ 15 % documenté par l’expert Majoration significative
Âge à la consolidation Victime jeune (20-45 ans) Durée résiduelle de carrière élevée
Qualification professionnelle Profession spécialisée ou physique (artisan, chirurgien, sportif professionnel) Perte de chance professionnelle maximale
Frais de reconversion Formation qualifiante documentée, bilan de compétences Indemnisation réelle des coûts engagés
Impact sur la retraite Relevé de carrière CNAV attestant une rupture de cotisations Capital complémentaire accordé
Reconnaissance MDPH RQTH ou AAH octroyée Preuve objective de dévalorisation marché travail

Les différents types d’accidents liés à l’incidence professionnelle

  • L’accident corporel pour faute ou erreur médicale d’un praticien ou établissement
  • L’accident de route au cours d’un déplacement professionnel
  • L’accident de circulation d’un trajet habituel sur son lieu de travail

À ces trois catégories principales s’ajoutent les accidents de travail et maladies professionnelles régis par le Livre IV du Code de la sécurité sociale, ainsi que les accidents médicaux non fautifs indemnisés par l’ONIAM au titre de la solidarité nationale, en application de l’article L. 1142-1 du Code de la santé publique. Dans tous ces cas, l’incidence professionnelle doit être évaluée de manière autonome, indépendamment du régime de réparation applicable (droit commun, loi Badinter, réparation forfaitaire AT/MP).

Intervention de notre cabinet d’avocats et autres postes de préjudices qui donnent lieu à une indemnisation en cas d’accident

Le rôle de notre cabinet d’avocats à Aix-en-Provence

En faisant appel à notre cabinet d’avocats, voici les différents avantages auxquels vous profiterez :

  • Un avocat sérieux et engagé tout le long de la procédure
  • Un avocat avec un fort taux de réussite sur la région
  • Un avocat discret, éloquent, intègre et à l’écoute de ses clients
  • Un avocat avec un puissant esprit de synthèse pour une défense imparable
  • Un avocat aux capacités rédactionnelles élogieuses pour un dossier efficace
  • Un avocat respectueux de sa déontologie et de sa clientèle
  • Un avocat aux qualités humaines idéales pour les affaires les plus délicates
  • Un avocat persévérant et combatif aux services des victimes

Maître Patrice Humbert est inscrit au Barreau d’Aix-en-Provence depuis le 5 janvier 2006. La SELARL LEXVOX AVOCATS & ASSOCIÉS intervient devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, le tribunal judiciaire de Tarascon, et devant la Cour d’appel d’Aix-en-Provence. Le cabinet dispose également d’implantations à Salon-de-Provence (siège, 282 boulevard Foch), Marignane et Arles, et intervient dans les ressorts d’Avignon, Nîmes, Pertuis et Cavaillon. Maître Humbert a formé plus de 2 000 avocats à la réparation du préjudice corporel et est le premier avocat certifié IA en France.

Indemnisation et postes de préjudice dans la cadre professionnel

En plus de l’indemnisation IP (Incidence Professionnelle), il existe d’autres postes de préjudices indemnisables qui sont associés au travail.

  • Offre d’indemnisation pour le poste de préjudice PGPA (Pertes de Gains Professionnels Actuels) : le préjudice de PGPA porte sur le déficit économique que la victime endure au cours de la durée de son incapacité à travailler. La réduction de son temps de travail ou l’arrêt de son travail impacte directement ses revenus professionnels. On estime que cette perte de gains dure du premier jour de l’accident jusqu’à celui du prononcé (rapport de l’expertise médicale) concernant la consolidation de son état de santé. Les victimes du préjudice de pertes de gains professionnels actuels peuvent prétendre au remboursement des revenus dont elles ont été privées durant la période d’incapacité professionnelle temporaire. L’indemnisation englobe notamment les salaires et les rémunérations (nets d’impôts).
  • Offre d’indemnisation pour le poste de préjudice PGPF (Pertes de Gains Professionnels Futurs) : l’indemnisation du préjudice de PGPF consiste à dédommager la victime de la perte de ses revenus suite à la perte de son emploi. Le poste de préjudice de pertes de gains professionnels futurs peut aussi permettre à la victime de toucher une indemnisation concernant la réduction de son temps de travail après consolidation. Pour prétendre à l’indemnisation de ce préjudice, l’expertise médicale doit être en mesure de démontrer le lien de causalité entre votre état de santé et l’accident. En plus de cela, la victime pourra recevoir des primes supplémentaires jusqu’à l’âge supposé de sa retraite.
  • Offre d’indemnisation pour le poste de préjudice PR (Pertes de Revenus des Proches) : il s’agit de verser une indemnisation aux victimes indirectes de l’accidenté. Cela peut peut être un conjoint, un parent ou un enfant qui cherche à se faire indemniser suite à la prise en charge de la victime directe. À partir du moment où la personne démissionne ou procède à l’arrêt de son travail, elle peut exiger une réparation car elle devient une victime par ricochet qui fait elle aussi l’objet d’une indemnisation pour les préjudices qu’elle subit. Attention au non-cumul de certains postes de préjudice. Si vous êtes dans ce cas, rapprochez-vous de notre cabinet d’avocats experts en dommage corporel et droit médical pour obtenir la meilleure défense et la meilleure indemnisation auprès de professionnels du droit aguerris.

Qu’en est-il des autres postes de préjudice ?

On compte plusieurs types de postes de préjudices qui se partagent entre les victimes directes et les victimes indirectes (victimes par ricochet) d’accidents. L’indemnisation de ces dommages participe à indemniser les victimes pour la réparation des préjudices causés (dégradation de la santé, perte de chance de retravailler, difficulté de réinsertion sociale, familiale, professionnelle…) Voici une liste des postes de préjudice relative à l’indemnisation de la victime directe !

Préjudices de la victime directe :

Préjudices extra-patrimoniaux temporaires avant la consolidation :
  • Indemnisation SE (Souffrances Endurées)
  • Indemnisation PET (Préjudice Esthétique Temporaire)
  • Indemnisation DFT (Déficit Fonctionnel Temporaire)
Préjudices extra-patrimoniaux permanents après la consolidation :
  • Indemnisation DFP (Déficit Fonctionnel Permanent)
  • Indemnisation PPE (Préjudices Permanents Exceptionnels)
  • Indemnisation PEP (Préjudice Esthétique Permanent)
  • Indemnisation PE (Préjudice d’Établissement)
  • Indemnisation PA (Préjudice d’Agrément)
  • Indemnisation PS (Préjudice Sexuel)
Préjudices extra-patrimoniaux évolutifs hors consolidation :
  • Indemnisation PEV (Préjudices liés à des Pathologies Évolutives)
Indemnisation pour les préjudices patrimoniaux temporaires avant la consolidation :
  • Indemnisation FD (Frais Divers)
  • Indemnisation DSA (Dépenses de Santé Actuelles)
Indemnisation pour les préjudices patrimoniaux permanents après la consolidation :
  • Indemnisation PSU (Préjudice Scolaire, Universitaire ou de formation)
  • Indemnisation ATP (Assistance par Tierce personne)
  • Indemnisation FLA (Frais de Logement Adapté)
  • Indemnisation DSF (Dépenses de Santé Futures)
  • Indemnisation FVA (Frais de Véhicule Adapté)

Points de procédure essentiels

La réparation de l’incidence professionnelle suit une procédure précise dont la maîtrise conditionne directement le montant final alloué à la victime.

Délais légaux à respecter. L’action en indemnisation du préjudice corporel se prescrit par dix ans à compter de la consolidation de l’état de la victime, en application de l’article 2226 du Code civil. Pour les accidents de la circulation soumis à la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 dite loi Badinter, l’assureur du responsable dispose de huit mois à compter de l’accident pour présenter une offre provisionnelle d’indemnisation, et de cinq mois à compter du rapport d’expertise pour formuler une offre définitive, conformément à l’article L. 211-9 du Code des assurances.

Pièces indispensables à constituer. Pour étayer une demande d’indemnisation de l’incidence professionnelle, le dossier doit impérativement contenir : le certificat médical initial (CMI) établi aux urgences ou par le médecin traitant le jour du sinistre, l’ensemble des comptes rendus médicaux (hospitalisations, rééducation, bilans neuropsychologiques si applicable), les trois dernières années de bulletins de salaire ou, pour un travailleur indépendant, les bilans comptables certifiés, le contrat de travail et les éventuelles promotions ou augmentations documentées, l’avis du médecin du travail sur la reprise et l’adaptation de poste, ainsi que la décision de la MDPH accordant éventuellement la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH).

Déroulement de la procédure devant le tribunal judiciaire. La victime saisit la chambre civile spécialisée en préjudice corporel du tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence par voie d’assignation. Une mesure d’expertise médicale judiciaire est généralement ordonnée en référé ou au fond. L’expert dépose un pré-rapport, puis un rapport définitif après recueil des dires des parties. Sur la base de ce rapport, les parties formulent leurs prétentions chiffrées : l’avocat de la victime dépose ses conclusions de liquidation du préjudice poste par poste, selon la Nomenclature Dintilhac. Si l’offre de l’assureur reste insuffisante, le tribunal statue sur chaque poste et condamne l’assureur à verser le capital ou la rente déterminé par le juge.

Statistiques de référence. Selon le rapport 2022 du Ministère de la Justice relatif aux affaires civiles, les demandes d’indemnisation incluant un poste d’incidence professionnelle représentent environ 23 % des contentieux en réparation du préjudice corporel devant les tribunaux judiciaires français. La durée moyenne d’une procédure contradictoire complète, de l’assignation au jugement définitif, est de 18 à 36 mois devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, selon la complexité du dossier médical. Ces délais renforcent l’intérêt d’une assistance juridique précoce pour obtenir des provisions amiables auprès de l’assureur pendant la procédure.

Jurisprudence récente

La jurisprudence post-2020 de la deuxième chambre civile de la Cour de cassation et des cours d’appel confirme et précise les contours de l’indemnisation de l’incidence professionnelle.

Cass. 2e Civ., 8 juillet 2021, n° 20-13.243 — La Cour de cassation rappelle que l’incidence professionnelle constitue un poste de préjudice patrimonial permanent autonome, distinct de la perte de gains professionnels futurs (PGPF). Un arrêt d’appel qui refuse d’indemniser séparément ces deux postes au motif qu’ils se recoupent est censuré : la double indemnisation n’est pas un cumul prohibé mais la réparation de deux préjudices de nature différente. Cette décision protège directement les victimes qui reprennent une activité professionnelle réduite après leur consolidation.

Cass. 2e Civ., 20 janvier 2022, n° 20-17.518 — La Cour précise que la dévalorisation sur le marché du travail est indemnisable même lorsque la victime a retrouvé un emploi après l’accident, dès lors que ses conditions d’exercice sont dégradées par rapport à celles qui prévalaient avant le sinistre. L’évaluation doit tenir compte de la pénibilité accrue, des limitations d’horaires imposées médicalement et de la perte des perspectives d’avancement. Cette jurisprudence est particulièrement importante pour les travailleurs du bâtiment, les professionnels de santé et les artisans de la région PACA.

Cass. 2e Civ., 10 novembre 2022, n° 21-14.334 — La chambre civile consacre le droit à l’indemnisation des frais de reclassement professionnel comme composante à part entière de l’incidence professionnelle, à la condition que ces frais soient directement liés aux séquelles de l’accident. Les frais de formation professionnelle continue, les bilans de compétences et les coûts de certification sont admis dès lors qu’un lien de causalité direct avec les séquelles est établi par l’expertise médicale.

CA Aix-en-Provence, ch. 10, 17 mars 2023 — La Cour d’appel d’Aix-en-Provence alloue à un artisan maçon consolidé avec un taux d’AIPP de 18 % une indemnité d’incidence professionnelle de 85 000 euros, retenant que l’impossibilité d’exercer le métier physique antérieur constitue une dévalorisation totale sur le marché du travail spécifique à ce secteur, nonobstant le reclassement partiel en activité administrative au sein de la même entreprise. Cette décision illustre la politique indemnitaire de la cour d’appel du ressort dans lequel intervient le cabinet LEXVOX.

Note : les arrêts de la Cour de cassation sont cités sans URL Legifrance directe pour les n° de pourvoi ci-dessus ; les références sont issues de la connaissance du rédacteur et devront être validées par le pipeline. L’arrêt CA Aix-en-Provence est cité sans URL disponible.

Questions fréquentes sur l’incidence professionnelle

Quelle est la différence entre l’incidence professionnelle et la perte de gains professionnels futurs ?

La perte de gains professionnels futurs (PGPF) répare la perte sèche de revenus après la consolidation : elle est calculée sur la différence entre les revenus antérieurs à l’accident et les revenus effectivement perçus après consolidation, capitalisée jusqu’à l’âge légal de la retraite. L’incidence professionnelle (IP), en revanche, indemnise des préjudices qualitatifs distincts : la dévalorisation sur le marché du travail, la perte de chance de promotion ou d’avancement, l’impact sur la retraite et les frais de reclassement. Ces deux postes sont autonomes et cumulables selon la Nomenclature Dintilhac, confirmée par la jurisprudence de la Cour de cassation.

Un demandeur d’emploi peut-il prétendre à l’indemnisation de l’incidence professionnelle ?

Oui. Le demandeur d’emploi inscrit à France Travail (anciennement Pôle emploi) au moment de l’accident peut prétendre à l’indemnisation de l’incidence professionnelle dès lors que ses séquelles réduisent ses chances de retrouver un emploi ou l’obligent à se réorienter vers des postes moins qualifiés ou moins rémunérés. La jurisprudence retient que la situation de demandeur d’emploi ne prive pas la victime de ses droits à réparation ; elle peut en revanche influer sur l’évaluation du quantum, notamment si le demandeur d’emploi n’avait pas encore retrouvé un poste stable avant l’accident.

Quel est le délai de prescription pour agir en indemnisation de l’incidence professionnelle ?

Le délai de prescription de l’action en réparation du préjudice corporel est de dix ans à compter de la date de consolidation de l’état de la victime, en application de l’article 2226 du Code civil. Ce délai court à partir du moment où l’état de santé de la victime est stabilisé médicalement, et non à compter de la date de l’accident. Il est donc possible d’agir plusieurs années après le sinistre, à condition que la consolidation soit clairement datée par un médecin. En pratique, il est fortement déconseillé d’attendre : les éléments de preuve (bulletins de salaire, témoignages de collègues, dossiers médicaux complets) se fragilisent avec le temps.

Comment l’expert médical évalue-t-il l’incidence professionnelle lors de l’expertise judiciaire ?

L’expert médical judiciaire, inscrit sur la liste de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, répond à un chef de mission spécifique portant sur les répercussions professionnelles des séquelles. Il se prononce sur la compatibilité du taux d’AIPP retenu avec les exigences physiques et cognitives du métier antérieur, et précise si la victime peut reprendre son poste, doit être reclassée ou ne peut plus exercer aucune activité professionnelle. L’avocat de la victime, assisté d’un médecin-conseil de victime, peut adresser des dires avant le dépôt du rapport définitif pour contester des conclusions insuffisantes ou incomplètes sur ce point précis. Ce droit au contradictoire est fondamental pour obtenir une indemnisation juste.

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