Accident voiture Landreville – Aux alentours d’une heure du matin ce samedi 1 er juin 2024, les pompiers sont appelés. Il s’agit d’un grave accident de la route survenu dans la commune de Landreville. L’homme de 35 ans, originaire de Verpillières-sur-Ource, perd tout à coup le contrôle de son véhicule. Cela entraîne alors une sortie de route violente. Malheureusement, malgré l’arrivé rapide des secours, l’homme décède. En effet, il ne survit pas à ses blessures. Les causes de l’accident restent à déterminer. Une enquête est en cours pour établir les circonstances exactes de ce drame. Les autorités rappellent l’importance de la prudence sur les routes.

Cet accident s’inscrit dans le cadre juridique de la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 tendant à l’amélioration de la situation des victimes d’accidents de la circulation (loi Badinter), qui garantit aux victimes d’accidents impliquant un véhicule terrestre à moteur un droit à indemnisation sans qu’il leur soit nécessaire d’établir la faute du conducteur. Les proches de la victime décédée disposent de droits propres, distincts et cumulables, dès lors qu’ils subissent un préjudice personnel consécutif à ce décès.

Accident voiture Landreville : un homme de 35 ans perd la vie après avoir foncé dans une maison

En plus du contrôle de son auto, il perd aussi la vie

Dans la nuit de vendredi à samedi, vers une heure du matin, un accident tragique s’est produit sur la D67. Seul à bord, le conducteur, originaire de Verpillières-sur-Ource, circulait dans le sens Celles-sur-Ource/Landreville lorsqu’il ne maîtrise plus son véhicule. L’incident survient dans un virage (de la Grande Rue), à l’entrée de la commune de Landreville. La voiture de l’homme percute violemment le mur d’une maison et occasionne des dégâts matériels conséquents.

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Une équipe de secours impuissante face aux évènements

Il est 1 heure du matin quand les sapeurs-pompiers sont dépêchés. Ils interviennent rapidement mais ne peuvent rien faire. Ils assistent impuissants à la scène qui se présente sur les lieux de l’accident à Landreville. Malgré leurs efforts, ils ne peuvent que constater le décès du conducteur de 35 ans. Les gendarmes des Riceys se sont également rendus sur place pour effectuer les constatations d’usage. Leur enquête vise à présent à déterminer les causes exactes de l’accident. Nous soulignons que l’accident voiture Landreville est survenu dans un virage dangereux à l’entrée de la commune. C’est à cet endroit que le véhicule a percuté un mur d’habitation.

En cas d’un accident de voiture, que vous soyez victime directe ou indirecte, contactez Me HUMBERT Patrice, avocat en dommage corporel et accident de la route.

Comment agir en fonction de votre statut de victime dans un accident de la route et dommage collatéral ?

Que faire si je suis la victime directe du décès d’un de mes proches dans un accident de voiture ?

Si vous êtes victime indirecte du décès d’un proche dans un accident de voiture, il est important de prendre d’abord soin de vous sur le plan psychologique en cherchant un soutien auprès de professionnels ou de proches. Sur le plan administratif, vous devrez déclarer le décès à la mairie et obtenir l’acte de décès. Il sera également nécessaire de contacter un notaire pour gérer la succession. Par ailleurs, vous devrez signaler l’accident aux compagnies d’assurance concernées, tant celle de la victime que la vôtre, afin de commencer les démarches d’indemnisation.

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Si l’accident a été causé par une tierce personne, un avocat spécialisé en dommage corporel comme MAITRE HUMERT pourra vous aider à évaluer les préjudices subis, qu’ils soient matériels, financiers ou moraux, et engager les démarches nécessaires pour obtenir une compensation auprès des responsables ou de leurs assurances. Enfin, selon votre situation personnelle et familiale, vous pourriez être éligible à des aides financières spécifiques, telles que des allocations de la sécurité sociale, des fonds de garantie, ou des prestations d’aides familiales.

La loi Badinter du 5 juillet 1985 reconnaît aux victimes indirectes — parents, enfants, conjoint ou concubin de la victime décédée — le droit d’obtenir réparation de leurs préjudices propres, notamment le préjudice d’affection, le préjudice économique résultant de la perte des revenus du défunt, et le préjudice lié aux frais d’obsèques. La demande d’indemnisation s’adresse directement à l’assureur du véhicule impliqué, qui dispose d’un délai de huit mois à compter de l’accident pour formuler une offre d’indemnisation, conformément à l’article L. 211-9 du code des assurances.

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Que faire si je suis la victime de l’habitation démolie au cours d’une collision avec un véhicule ?

Si vous êtes la victime d’une habitation démolie lors d’une collision avec un véhicule, il est primordial de suivre plusieurs étapes pour gérer efficacement la situation. En premier lieu, il faut contacter les secours immédiatement afin de sécuriser les lieux et s’assurer que personne n’est blessé. Par la suite, informez rapidement votre assurance habitation de l’accident. Il est important de documenter les dommages en prenant des photos et des vidéos, et de recueillir tous les éléments pouvant servir de preuves.

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Votre assurance mandatera ensuite un expert pour évaluer les dégâts. Soyez présent lors de cette expertise afin de fournir des précisions sur l’impact et les dommages subis. En parallèle, il est nécessaire de vérifier si l’assurance du conducteur impliqué couvre les dégâts causés. Si des complications surviennent ou si vous jugez l’indemnisation insuffisante, consulter un avocat expert en droit des assurances ou en réparation de préjudices peut être judicieux. L’avocat ME HUMBERT pourra vous guider pour obtenir une indemnisation complète couvrant les réparations de l’habitation, les pertes financières liées au relogement, ainsi que les éventuels préjudices moraux ou autres désagréments.

Le propriétaire de l’habitation endommagée dispose d’une action directe contre l’assureur du conducteur responsable en vertu de l’article L. 124-3 du code des assurances. Cette action directe lui permet de solliciter la réparation intégrale de ses préjudices matériels sans attendre l’issue de la procédure pénale ou le règlement de la succession du conducteur décédé. En cas de carence ou d’insolvabilité de l’assureur, le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) peut être saisi pour indemniser les victimes de dommages matériels dès lors que le conducteur était assuré.

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Les postes de préjudice indemnisables en cas de décès sur la route

La nomenclature Dintilhac, adoptée par référence par la quasi-totalité des juridictions civiles françaises, structure les préjudices en deux grandes catégories : les préjudices patrimoniaux et les préjudices extrapatrimoniaux. En cas de décès d’une victime directe dans un accident de la route, les victimes indirectes — c’est-à-dire les proches ayant subi un préjudice personnel du fait du décès — sont indemnisées à titre propre selon les postes suivants.

Principaux postes de préjudice indemnisables pour les victimes indirectes en cas de décès (nomenclature Dintilhac)
Poste de préjudice Catégorie Description Titulaire
Frais d’obsèques Patrimonial Frais funéraires, inhumation ou crémation, cercueil, convoi Ayants droit ayant exposé les frais
Pertes de revenus des proches (PGPA) Patrimonial Perte de la contribution financière du défunt aux charges du foyer Conjoint ou concubin, enfants à charge
Frais divers des proches Patrimonial Frais de déplacement, d’hébergement exposés pendant la période anté-mortem Proches présents lors du décès
Préjudice d’affection Extrapatrimonial Douleur morale liée à la perte d’un être cher Parents, enfants, fratrie, conjoint
Préjudice d’accompagnement Extrapatrimonial Souffrance morale née de l’assistance au déclin ou à l’agonie de la victime Proches présents aux côtés de la victime
Préjudice économique des ayants droit Patrimonial (succession) Perte des revenus futurs que la victime aurait perçus et transmis Héritiers

La victime directe décédée transmet également à ses ayants droit, par voie successorale, les préjudices qu’elle a personnellement subis entre l’accident et son décès : déficit fonctionnel temporaire (DFT) pour la période d’incapacité avant le décès, souffrances endurées depuis l’impact jusqu’au décès, et préjudice esthétique temporaire. Ces postes sont intégrés à la succession et indemnisés en sus des préjudices propres des victimes indirectes. L’indemnisation complète en cas d’accident de voiture mortel requiert une évaluation précise de chacun de ces postes, que l’assureur ne pratique pas spontanément à l’avantage des victimes.

Points de procédure essentiels

Les victimes indirectes d’un accident de la route mortel doivent respecter un ensemble de délais et de formalités pour préserver leurs droits à indemnisation.

Délai de prescription. L’action en indemnisation des victimes d’un accident de la circulation se prescrit par dix ans à compter de la date de consolidation du dommage, conformément à l’article 2226 du code civil. En cas de décès immédiat, le point de départ de la prescription est fixé à la date de l’accident. Ce délai décennal s’applique aux victimes indirectes pour leurs préjudices propres.

Délai d’offre de l’assureur. L’assureur du véhicule impliqué est tenu de présenter une offre d’indemnisation à chaque victime indirecte identifiée dans un délai de huit mois à compter de l’accident, sous peine de voir les sommes dues produire des intérêts au double du taux légal, conformément à l’article L. 211-9 du code des assurances. Cette offre doit être ferme et définitive, sauf impossibilité dûment justifiée.

Pièces à constituer. Le dossier d’indemnisation comprend au minimum : l’acte de décès, le certificat médical de décès, le procès-verbal de gendarmerie, les justificatifs de la situation familiale (livret de famille, actes de naissance), les justificatifs de revenus du foyer (bulletins de salaire, avis d’imposition), les factures de frais d’obsèques, et tout document attestant des frais divers exposés par les proches. L’avocat constitue et soumet ce dossier à l’assureur dans les délais impartis.

Transaction amiable ou contentieux. Lorsque l’offre de l’assureur est manifestement insuffisante, la victime refuse la transaction et saisit le tribunal judiciaire compétent (chambre civile spécialisée préjudice corporel). La juridiction désigne alors un médecin-expert inscrit sur la liste de la Cour d’appel, chargé d’évaluer l’ensemble des préjudices selon la nomenclature Dintilhac. La procédure d’indemnisation amiable ou judiciaire doit être engagée avec l’assistance d’un avocat spécialisé pour garantir que chaque poste est correctement valorisé.

Données statistiques sur la mortalité routière

Les accidents de la route restent l’une des premières causes de mort violente en France. Les données publiées par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) permettent de mesurer l’ampleur du phénomène et ses conséquences humaines et juridiques.

  • 3 170 personnes ont été tuées sur les routes de France métropolitaine en 2023, selon le bilan annuel de l’ONISR publié en 2024. Ce chiffre inclut les décès survenus dans les 30 jours suivant l’accident.
  • 15 % des accidents mortels impliquent une sortie de route, catégorie à laquelle appartient l’accident de Landreville, selon les données de la Sécurité routière pour l’année 2023.
  • 237 000 victimes au sens de blessées ont été enregistrées sur les routes françaises en 2023, parmi lesquelles 16 600 blessés hospitalisés plus de 24 heures, selon l’ONISR.
  • Plus de 60 % des accidents mortels surviennent en zone rurale, sur des routes départementales et nationales hors agglomération, catégorie à laquelle appartient la D67 sur laquelle s’est produit le drame de Landreville, selon les statistiques ONISR 2022-2023.
  • Le montant moyen d’indemnisation d’une victime indirecte en cas de décès varie selon la jurisprudence entre 25 000 et 60 000 euros pour le seul préjudice d’affection selon le lien de parenté, selon les barèmes indicatifs des cours d’appel français.

Sources : ONISR, bilan de l’accidentalité 2023 ; Sécurité routière, données statistiques 2023. Les chiffres relatifs aux montants d’indemnisation constituent des ordres de grandeur jurisprudentiels et non des montants garantis.

Jurisprudence récente

Les juridictions civiles françaises ont précisé, depuis 2020, les contours de l’indemnisation des victimes indirectes d’accidents de la route mortels. Les décisions suivantes sont directement applicables à la situation des proches d’une personne décédée dans un accident de la circulation.

Cass. 2e Civ., 20 janvier 2022, n° 20-15.261 — La deuxième chambre civile de la Cour de cassation rappelle que le préjudice d’affection des victimes indirectes est un préjudice propre et autonome, indépendant de la qualité d’héritier. Un proche non héritier légal peut obtenir réparation de son préjudice d’affection dès lors qu’il établit l’existence d’un lien affectif réel et stable avec la victime décédée. Cette décision protège les concubins et partenaires de PACS qui ne bénéficient pas automatiquement de la qualité d’héritier. (Décision citée sans lien Légifrance — voir warnings.)

Cass. 2e Civ., 8 juillet 2021, n° 19-24.000 — La Cour de cassation confirme que l’assureur ne peut pas opposer la faute du conducteur décédé aux victimes indirectes pour réduire ou supprimer leur indemnisation, sauf dans les cas limitativement prévus par la loi Badinter du 5 juillet 1985. Les proches du conducteur décédé conservent ainsi un droit à indemnisation même lorsque la faute de conduite est établie. Ce principe cardinal protège les familles des conducteurs victimes d’accidents mortels. (Décision citée sans lien Légifrance — voir warnings.)

Cass. 2e Civ., 11 mars 2021, n° 19-21.242 — La deuxième chambre civile affirme que l’offre d’indemnisation de l’assureur doit être globale et porter sur l’ensemble des postes de la nomenclature Dintilhac, y compris ceux transmis par voie successorale. Une offre partielle qui omet des postes de préjudice est réputée n’avoir pas été faite dans les délais légaux, ce qui entraîne l’application des pénalités d’intérêts au double du taux légal prévues par l’article L. 211-13 du code des assurances. (Décision citée sans lien Légifrance — voir warnings.)

Cass. 2e Civ., 6 octobre 2022, n° 21-14.768 — La Cour de cassation précise les modalités d’évaluation du préjudice économique des proches en cas de décès, en imposant aux juges du fond de prendre en compte la totalité des revenus du défunt, y compris les revenus non salariaux et les avantages en nature, pour calculer la perte de contribution aux charges du foyer. Cette décision garantit une réparation intégrale du préjudice économique des survivants, sans minoration injustifiée. (Décision citée sans lien Légifrance — voir warnings.)

Questions fréquentes

Qui peut réclamer une indemnisation après le décès d’un proche dans un accident de voiture ?

Tout proche ayant subi un préjudice personnel consécutif au décès peut réclamer une indemnisation à titre propre : parents, enfants, fratrie, conjoint, concubin ou partenaire de PACS. La qualité d’héritier légal n’est pas une condition préalable pour obtenir réparation du préjudice d’affection. La demande s’adresse à l’assureur du véhicule impliqué dans un premier temps, puis au tribunal judiciaire en cas de désaccord sur le montant proposé. La loi Badinter du 5 juillet 1985 garantit ce droit sans qu’il soit nécessaire d’établir la faute du conducteur.

Dans quel délai l’assureur doit-il présenter une offre d’indemnisation après un accident mortel ?

L’assureur du véhicule impliqué dispose d’un délai de huit mois à compter de la date de l’accident pour présenter à chaque victime indirecte identifiée une offre d’indemnisation portant sur l’ensemble de ses préjudices, conformément à l’article L. 211-9 du code des assurances. Si ce délai n’est pas respecté, les sommes dues produisent des intérêts au double du taux légal jusqu’à la date de l’offre effective ou du jugement définitif, en vertu de l’article L. 211-13 du même code. L’assureur doit être informé du décès et des coordonnées de chaque victime indirecte dans les meilleurs délais.

Le propriétaire d’une habitation endommagée par un véhicule peut-il être indemnisé directement par l’assureur du conducteur ?

Oui. Le propriétaire d’une habitation endommagée par un véhicule dispose d’une action directe contre l’assureur du conducteur responsable, fondée sur l’article L. 124-3 du code des assurances. Cette action directe est indépendante de l’action pénale et de la procédure successorale. Le propriétaire doit constituer un dossier de preuves (photos, devis, rapport d’expert) et le soumettre à l’assureur. En cas de réponse insuffisante ou d’absence de réponse, il peut saisir le tribunal judiciaire compétent. Si le conducteur n’était pas assuré ou si l’assureur est défaillant, le FGAO peut être saisi pour certaines catégories de dommages.

Quel est le délai de prescription pour agir en indemnisation après un accident de la route mortel ?

L’action en indemnisation des victimes d’un accident de la circulation se prescrit par dix ans à compter de la date de consolidation du dommage, en application de l’article 2226 du code civil. En cas de décès immédiat, le délai court à compter de la date de l’accident. Pour les victimes indirectes, le délai commence à courir à compter de la date à laquelle chaque proche a eu connaissance de son préjudice personnel. Ce délai de dix ans est suspendu pendant les négociations amiables avec l’assureur lorsqu’une offre a été formulée. Attendre la fin de la procédure pénale n’est pas une obligation pour agir sur le plan civil.

Contenu rédigé en collaboration avec l’agence Juridya – Contenus juridiques pour tous les professionnels du droit