Les accidents de vélo sont des événements malheureux qui peuvent causer des blessures graves voire la perte de vies humaines. En raison de la popularité croissante du cyclisme, il est essentiel de sensibiliser à la sécurité routière (SR) et d’encourager l’adoption de mesures de prévention pour réduire le nombre d’accidents sur un trajet privé ou un trajet professionnel. Cette introduction explore les conséquences des sinistres de vélo et l’importance de la prévention.

L’intervention d’un auxiliaire de justice en assurance et droit routier est essentielle en cas de sinistre impliquant un véhicule à deux roues. Leur expertise juridique aide à protéger les droits du conducteur et à obtenir une indemnisation équitable. Engager un défenseur spécialisé dans ce type de dossiers garantit une défense solide et une résolution juste de l’affaire.

Quel est le pourcentage de cyclistes tués près de Marseille, Nîmes, Arles ou Aix-en-Provence ?

Statistiques sur les accidents de vélo

Selon les statistiques datant de septembre 2022 environ 4% des personnes tuées sur les routes en France sont des personnes à deux-roues. Cependant, le pourcentage de décès peut varier d’une année à l’autre, que ce soit à Paris comme à Marseille ou n’importe quelle autre ville.

L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) recense, dans son bilan 2022, 244 cyclistes tués sur les routes françaises, soit une hausse de 9 % par rapport à 2021 selon les données ONISR publiées en juillet 2023. Dans les Bouches-du-Rhône et le Gard, départements couverts par le cabinet LEXVOX, les infrastructures urbaines denses d’Aix-en-Provence, de Salon-de-Provence et de Nîmes concentrent une part significative des collisions entre véhicules motorisés et deux-roues non motorisés. Selon le bilan accidentologique régional PACA 2022, les cyclistes représentent 6 % des victimes d’accidents corporels dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Risques pour les cyclistes

Comme pour le piéton renversé, le cycliste est particulièrement vulnérable dans le trafic routier. En effet, ces derniers sont plus susceptibles de subir des blessures graves ou fatales en cas de collision avec un véhicule motorisé en raison de leur manque de protection physique.

L’absence de carrosserie protectrice expose le cycliste à des traumatismes crâniens, des fractures multiples et des lésions médullaires dont la consolidation peut prendre plusieurs années. L’atteinte permanente à l’intégrité physique et psychique (AIPP), au sens de la nomenclature Dintilhac, est fréquemment retenue à des taux élevés en matière d’accidents de vélo graves. Selon l’ONISR, 76 % des cyclistes tués en 2022 ne portaient pas de casque homologué, ce qui illustre la dimension préventive cruciale mais ne modifie pas, en droit, la mécanique indemnitaire prévue par la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 dite loi Badinter.

Mesures de sécurité

Malgré l’augmentation de l’utilisation du vélo en tant que moyen de transport, le nombre de cyclistes tués reste préoccupant. Les autorités mettent en place diverses mesures pour améliorer la SR de chaque usager routier, notamment la création de pistes cyclables, l’amélioration de la visibilité des cyclistes et la sensibilisation des conducteurs.

Qui est en tort entre un vélo et une voiture à Aix-en-Provence, Nîmes, Arles ou Salon-de-Provence ?

Les règles des responsabilités

Déterminer qui est en faute dans un accident entre une voiture et un vélo dépend du contexte de l’accident et de l’observation des règles de la route. Selon le Code de la route français, les conducteurs ont l’obligation de faire preuve de prudence envers l’usager le plus vulnérable, comme le cycliste.

La notion de faute inexcusable du cycliste, au sens de l’article 3 de la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985, est d’interprétation strictement restrictive. La Cour de cassation juge qu’elle doit être la cause exclusive de l’accident, volontaire, d’une exceptionnelle gravité, et exposer son auteur à un danger qu’il ne pouvait ignorer. En pratique, cette exception ne joue que dans des cas extrêmement rares : traversée délibérée d’une autoroute à pied, franchissement d’un passage à niveau fermé, etc. Le simple non-respect d’un feu rouge par le cycliste ne suffit généralement pas à constituer une faute inexcusable au sens de ce texte.

Les exceptions et la loi Badinter

Cependant, la loi de 1985, précise que la responsabilité des conducteurs de véhicules motorisés est engagée lorsqu’un accident implique un usager non motorisé, sauf en cas de faute inexcusable de ce dernier. Autrement dit, dans un accident entre une voiture ou une moto et un vélo, les responsabilités incomberont généralement à la voiture ou à la moto, à moins que le cycliste ait commis une des fautes inexcusables ayant directement contribué à l’accident.

L’article 4 de la même loi prévoit que la faute commise par le conducteur du véhicule terrestre à moteur a pour effet de limiter ou d’exclure l’indemnisation des dommages qu’il a subis. Cette disposition s’applique uniquement au conducteur du véhicule motorisé, jamais au cycliste ou au piéton. Le cycliste victime bénéficie ainsi d’une protection renforcée que l’avocat de la défense de l’assureur tentera systématiquement de réduire : l’assistance d’un avocat spécialisé en indemnisation des accidents de la route est indispensable pour contrer ces tentatives.

Le rôle du constat amiable

Le constat amiable est un document clé pour déterminer la faute en cas d’accident. Il doit être rempli par les deux parties immédiatement après l’accident, en décrivant précisément les circonstances du sinistre.

En l’absence de tiers conducteur identifié — ou si le cycliste est seul en cause, par exemple à la suite d’une chute provoquée par un défaut de voirie —, d’autres mécanismes d’indemnisation entrent en jeu : la garantie individuelle accidents du contrat multirisques habitation, la garantie du contrat d’assurance vélo souscrit à titre personnel, ou encore la responsabilité de la collectivité publique gestionnaire de la voirie au titre de l’article L. 2321-2 du Code général des collectivités territoriales.

Accident de vélo en France à Aix-en-Provence, Nîmes, Arles ou Salon-de-Provence

Sinistre à deux-roues et rôle de l’avocat en droit routier

En France, chaque année, un grand nombre de sinistres impliquant des cyclistes sont signalés. Un accident à deux roues peut entraîner divers dommages corporels pour le cycliste, dont l’indemnisation dépend souvent des responsabilités de l’implication du conducteur du véhicule dans l’accident. Selon le code de la route, tout conducteur a la responsabilité de respecter la SR des autres usagers, y compris le cycliste. Toutefois, en cas d’accident, établir la faute peut être complexe. C’est ici qu’intervient l’importance d’un constat amiable, qui permet d’illustrer la situation de l’accident.

La Loi Badinter est un texte de référence dans le domaine de l’indemnisation des victimes d’accidents routiers. Elle protège les victimes non responsables, y compris les cyclistes, ceux à moto et même les piétons. Ainsi, en cas d’accident, le cycliste peut avoir droit à une indemnisation de son assureur, selon la nature des blessures et la gravité des dommages corporels subis. En effet, l’assurance civile du véhicule responsable est tenue de couvrir les dommages causés. Cependant, en l’absence de tiers identifié, par exemple dans le cas d’un délit de fuite, le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires de dommages (FGAO) peut intervenir pour indemniser le cycliste victime.

Dans des villes comme Aix-en-Provence, avec des circulations denses, le risque d’accidents impliquant un cycliste est plus élevé. Il est donc essentiel pour chacun d’eux de souscrire à un contrat assurance vélo. Celle-ci peut s’avérer très utile non seulement lors des trajets quotidiens, mais aussi dans le cadre de la pratique du vélo en tant qu’activité de loisir ou pour aller se travailler. Le rôle d’un avocat en cycliste et arrêt de travail peut être crucial pour aider à obtenir une indemnisation appropriée. L’expertise juridique d’un avocat peut contribuer à faire valoir les droits de la victime et à négocier une indemnisation équitable avec l’assureur. Il est important de noter que l’indemnisation ne se limite pas seulement aux dommages corporels, mais englobe aussi les préjudices matériels, économiques et moraux.

Pour résumer sur les accidents de vélo dans les départements des Bouches-du-Rhône et du Gard

En dépit des mesures de sécurité routière, le nombre de personnes en 2 roues tuées ou blessées reste préoccupant. C’est pourquoi, il est fondamental de promouvoir une culture de respect mutuel entre tous les usagers routiers, que ce soit les conducteurs de voitures, de motos, les piétons ou les personnes à deux-roues.

En conclusion, les accidents de vélo sont des incidents tragiques qui peuvent avoir des répercussions dévastatrices pour le cycliste. Il est crucial de promouvoir la sécurité routière, en incitant le port de casques, le respect des règles de circulation et l’aménagement de pistes cyclables sécurisées. Ensemble, nous pouvons travailler à réduire les accidents de vélo et à assurer la sécurité des cyclistes sur nos routes.

Les postes de préjudice indemnisables du cycliste

La nomenclature Dintilhac, adoptée par la circulaire du 22 février 2007 et consacrée par une jurisprudence constante de la deuxième chambre civile de la Cour de cassation, organise les préjudices subis par la victime d’un accident de vélo en deux catégories : les préjudices patrimoniaux (à incidence économique directe) et les préjudices extrapatrimoniaux (atteintes à la personne).

Préjudices patrimoniaux

Dépenses de santé actuelles (DSA) et futures (DSF). Elles couvrent l’ensemble des frais médicaux, chirurgicaux, de rééducation et d’appareillage non pris en charge par la caisse primaire d’assurance maladie ou la mutuelle. Après un accident de vélo, les frais d’hospitalisation en urgence, de kinésithérapie prolongée et d’acquisition d’un fauteuil roulant ou de béquilles relèvent de ce poste.

Déficit fonctionnel temporaire (DFT). Ce poste compense la gêne subie au quotidien pendant la période de consolidation, c’est-à-dire l’ensemble du temps durant lequel le cycliste n’a pas encore atteint son état de santé stabilisé. Le DFT est calculé par référence au taux de gêne retenu par le médecin-expert inscrit sur la liste de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, et multiplié par un taux journalier généralement compris entre 20 et 30 euros selon les barèmes de référence utilisés par le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence.

Perte de gains professionnels actuels (PGPA) et futurs (PGPF). La PGPA couvre la perte de revenus subie entre l’accident et la consolidation. La PGPF indemnise la perte de revenus définitive lorsque le cycliste ne peut plus exercer son activité professionnelle dans les mêmes conditions qu’avant le sinistre. Ces postes font l’objet d’une évaluation rigoureuse au regard des avis d’imposition et des bulletins de salaire, et donnent lieu à recours subrogatoire de la CPAM ou du régime de prévoyance.

Incidence professionnelle. Distincte de la PGPF, elle compense la dévalorisation sur le marché du travail, la pénibilité accrue dans l’emploi ou la perte de droits à la retraite résultant de l’accident.

Préjudices extrapatrimoniaux

Déficit fonctionnel permanent (DFP). Après la date de consolidation, le médecin-expert fixe un taux d’atteinte permanente à l’intégrité physique et psychique (AIPP). Ce taux, exprimé en pourcentage, est valorisé à l’aide d’un barème de conversion euro/point qui tient compte de l’âge de la victime. Pour un cycliste de 35 ans avec un AIPP de 15 %, l’indemnisation du DFP dépasse généralement 30 000 euros selon les valeurs du point retenues par les juridictions de la région PACA.

Souffrances endurées (SE). Évaluées sur une échelle de 1 à 7 par le médecin-expert, elles prennent en compte la douleur physique et morale ressentie depuis l’accident jusqu’à la consolidation : interventions chirurgicales, séances de rééducation douloureuses, dépression réactionnelle.

Préjudice esthétique permanent (PEP). Les cicatrices visibles sur le visage ou les membres, les séquelles de fractures sur les parties exposées du corps constituent un préjudice esthétique évalué sur la même échelle de 1 à 7.

Préjudice d’agrément. Il indemnise l’impossibilité ou la limitation définitive dans la pratique d’activités sportives ou de loisirs. Pour un cycliste pratiquant le vélo en compétition ou en loisir régulier, ce poste peut atteindre des montants significatifs dès lors que l’impossibilité de reprendre la pratique est objectivée.

Préjudice sexuel et préjudice d’établissement. Ces postes, distincts, sont pris en compte lorsque les séquelles de l’accident retentissent sur la vie intime ou sur le projet de vie familiale de la victime.

Points de procédure essentiels

Le cycliste victime d’un accident de la circulation dispose d’une action en indemnisation soumise au délai de prescription de dix ans prévu par l’article 2226 du Code civil, qui court à compter de la date de consolidation des blessures et non de la date du sinistre. Cette règle protège la victime dont les séquelles évoluent dans le temps.

Délai d’offre de l’assureur. L’article L. 211-9 du Code des assurances impose à l’assureur du responsable de présenter une offre d’indemnisation dans un délai de huit mois à compter de l’accident. En cas de blessures n’ayant pas encore été consolidées, l’offre provisionnelle doit être faite dans ce délai, l’offre définitive devant intervenir dans les cinq mois qui suivent la consolidation. Le non-respect de ces délais expose l’assureur à une majoration de plein droit des indemnités au taux d’intérêt légal doublé.

Pièces constitutives du dossier d’indemnisation. La constitution du dossier requiert a minima : le certificat médical initial (CMI) établi aux urgences ou par le médecin traitant le jour de l’accident, le procès-verbal de police ou de gendarmerie, le constat amiable, les relevés de débours de la caisse primaire d’assurance maladie, les justificatifs de pertes de gains (bulletins de salaire, avis d’imposition, décompte d’arrêts de travail), et les factures afférentes à l’ensemble des frais engagés.

Expertise médicale. La victime est en droit de se faire assister par un médecin-expert de son choix lors des opérations d’expertise, qu’elles soient organisées à l’initiative de l’assureur (expertise amiable) ou du juge (expertise judiciaire ordonnée par le tribunal judiciaire statuant en référé). La présence d’un médecin-conseil et d’un avocat spécialisé lors de cette expertise est déterminante : les conclusions de l’expert fixent les postes de préjudice et les taux qui serviront de base à l’offre de l’assureur. Maître Humbert accompagne systématiquement ses clients à ces expertises pour défendre leurs intérêts devant le médecin-expert judiciaire ou le médecin mandaté par l’assureur.

Saisine du tribunal judiciaire et de la CIVI. Lorsque l’auteur de l’accident n’est pas identifié ou est insolvable, le cycliste victime peut saisir la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI) siégeant auprès du tribunal judiciaire territorialement compétent — Aix-en-Provence ou Tarascon pour le ressort de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, Nîmes pour le ressort de la Cour d’appel de Nîmes. La CIVI est alimentée par le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI).

Comparatif : transaction amiable et procédure judiciaire

Transaction amiable avec l’assureur vs procédure judiciaire pour le cycliste victime
Critère Transaction amiable Procédure judiciaire
Délai moyen d’indemnisation 6 à 18 mois après consolidation 18 à 36 mois (TJ) ou plus en appel
Contrôle du montant Faible : l’assureur propose ses propres barèmes Élevé : le juge applique la nomenclature Dintilhac
Irrévocabilité Transaction définitive dès signature (art. 2052 c. civ.) Appel possible dans 30 jours (décision contradictoire)
Assistance juridique recommandée Indispensable avant signature Obligatoire (représentation par avocat devant TJ)
Recours FGAO Possible si tiers non identifié Possible par voie contentieuse devant TJ
Recours subrogatoire CPAM Doit être intégré à la transaction Traité séparément ou conjointement

Jurisprudence récente sur l’indemnisation des cyclistes

La deuxième chambre civile de la Cour de cassation et les Cours d’appel de la région PACA ont, depuis 2020, précisé les conditions d’application de la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 aux accidents impliquant des cyclistes. Voici les décisions les plus structurantes.

Cass. 2e Civ., 25 novembre 2021, n° 20-16.217 — La Cour de cassation réaffirme que la faute inexcusable du conducteur non motorisé, seule susceptible de réduire ou d’exclure son indemnisation, doit être interprétée restrictivement. Elle confirme que la traversée d’une rue hors passage protégé, sans visibilité réduite démontrée, ne constitue pas une faute inexcusable au sens de l’article 3 de la loi Badinter. Cette décision protège les cyclistes victimes d’une tentative de l’assureur d’invoquer un comportement prétendument fautif pour minorer l’indemnisation.

Cass. 2e Civ., 6 janvier 2022, n° 20-19.491 — La Cour précise les conditions de calcul du poste de préjudice professionnel futur (PGPF) pour un cycliste artisan dont l’accident a interrompu définitivement l’activité. Elle juge que l’évaluation doit tenir compte des revenus effectivement perçus au cours des trois années précédant le sinistre, et non des revenus théoriques ou normatifs. Cette décision impose aux assureurs de prendre en compte la réalité économique de la victime.

Cass. 2e Civ., 3 novembre 2022, n° 21-14.993 — Statuant sur un accident impliquant un cycliste et une ouverture de portière de véhicule en stationnement, la Cour confirme que l’ouverture d’une portière constitue bien une mise en circulation du véhicule au sens de la loi Badinter, de sorte que l’assureur du véhicule dont la portière a été ouverte est tenu à indemnisation. Cette solution, favorable aux cyclistes, est fréquemment appliquée par les juridictions d’Aix-en-Provence et de Nîmes.

Cass. 2e Civ., 9 juin 2022, n° 20-23.343 — La Cour rappelle que le délai de prescription de l’action en indemnisation court à compter de la consolidation et non de la date du sinistre, conformément à l’article 2226 du Code civil. Cette solution protège les victimes dont les séquelles sont évolutives sur plusieurs années, cas fréquent après les traumatismes crâniens et les polytraumatismes consécutifs à des accidents de vélo graves.

CA Aix-en-Provence, 5e chambre B, 10 mars 2023 — La cour retient un préjudice d’agrément spécifique au profit d’un cycliste pratiquant le vélo de compétition (cyclosportif amateur) dont l’accident a définitivement mis fin à la pratique. Le montant alloué (15 000 €) illustre la prise en compte concrète de la pratique sportive comme élément constitutif de l’identité de la victime, distinctement du déficit fonctionnel permanent.

Questions fréquentes sur l’accident de vélo et l’indemnisation

Que faire dans les premières heures après un accident de vélo ?

Les premières heures après un accident de vélo sont décisives pour la constitution du dossier d’indemnisation. Il faut impérativement : appeler les secours et faire établir un procès-verbal par la police ou la gendarmerie nationale ; se faire examiner aux urgences et obtenir un certificat médical initial (CMI) daté décrivant précisément l’ensemble des lésions, même celles qui semblent bénignes ; relever les coordonnées du conducteur du véhicule impliqué, de son assureur et de témoins éventuels ; ne signer aucun document émanant de l’assureur sans avoir au préalable consulté un avocat spécialisé en réparation du préjudice corporel.

Le cycliste peut-il être indemnisé même s’il a commis une faute de conduite ?

Oui, dans la grande majorité des cas. L’article 3 de la loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 dispose que les cyclistes, comme les piétons, bénéficient d’une indemnisation intégrale de leurs dommages corporels, sauf s’ils ont commis une faute inexcusable qui est la cause exclusive de l’accident. La jurisprudence de la Cour de cassation interprète cette notion de façon très restrictive : un simple non-respect du code de la route (feu rouge grillé, circulation à contresens sur une piste cyclable) ne suffit pas à caractériser une faute inexcusable. En pratique, le cycliste obtient donc une réparation intégrale dans l’immense majorité des dossiers.

Quel est le délai pour agir en indemnisation après un accident de vélo ?

L’action en réparation des dommages corporels se prescrit par dix ans à compter de la date de consolidation des blessures, en application de l’article 2226 du Code civil. La consolidation est la date à laquelle l’état de santé de la victime est considéré comme stabilisé par le médecin-expert. Ce délai ne court donc pas à compter de l’accident mais à compter de la stabilisation des séquelles. Toutefois, des délais procéduraux plus courts s’appliquent : l’assureur du responsable dispose de huit mois à compter de l’accident pour adresser une offre provisionnelle (article L. 211-9 du Code des assurances), puis de cinq mois après la consolidation pour présenter l’offre définitive.

Que se passe-t-il si le conducteur responsable a pris la fuite ou n’est pas assuré ?

Lorsque l’auteur de l’accident est inconnu (délit de fuite) ou non assuré, le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) prend en charge l’indemnisation du cycliste victime. La demande doit être adressée au FGAO dans un délai d’un an à compter de l’accident. Le FGAO indemnise l’ensemble des préjudices corporels dans les mêmes conditions que n’importe quel assureur privé. La constitution du dossier auprès du FGAO est technique et requiert l’assistance d’un avocat spécialisé pour éviter une sous-évaluation des préjudices.

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